Liban : présumé mort, le chef des députés du Hezbollah réapparaît et s’attaque à une mesure de l’État.

Le paysage politique et sécuritaire au Liban traverse une nouvelle zone de turbulences. Alors que le gouvernement a acté une redéfinition stricte du périmètre d’action du Hezbollah, une figure centrale du mouvement, donnée pour morte sous les bombardements, a refait surface pour contester publiquement cette orientation.

Mohammed Raid, chef du groupe parlementaire du Hezbollah, était présumé mort à la suite des récentes frappes israéliennes. Il est pourtant réapparu lors d’une interview diffusée par la chaîne Al Manar, un canal proche de son organisation. Cette prise de parole visait directement les dernières directives émises par l’exécutif libanais.

Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le parlementaire a vivement critiqué la décision annoncée par le Premier ministre libanais, Nawaf Salam. Ce dernier a formellement interdit au Hezbollah de mener toute activité militaire ou sécuritaire sur le territoire national, restreignant désormais les actions du mouvement à la seule sphère politique.

Face à cette injonction, Mohammed Raid a pointé un décalage entre les mesures gouvernementales et la situation sur le terrain. « Alors que les Libanais attendaient l’interdiction des attaques, ils se retrouvent face à une décision qui interdit de rejeter ces attaques », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs reproché au gouvernement son incapacité à mobiliser ses relais diplomatiques et ses amitiés internationales pour contraindre l’ennemi à stopper son offensive contre le pays.

Cette fracture interne au sommet de l’État intervient dans un contexte d’affrontements continus. La nuit précédant cette déclaration, le Hezbollah avait officiellement revendiqué de nouveaux tirs de missiles lancés depuis le Liban en direction du territoire israélien.

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