Liban : Israël mène 13 nouvelles frappes dans la Békaa et avance un motif précis pour justifier le bilan humain

La trêve signée en novembre 2024 entre Israël et le groupe armé libanais continue d’être mise à l’épreuve. De nouveaux bombardements israéliens ont ciblé la plaine de la Békaa, à l’est du Liban, causant d’importants dégâts matériels et des pertes humaines dans plusieurs localités de la région.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le ministère libanais de la Santé a recensé 29 blessés et un mort à la suite de ces attaques. La victime décédée est un adolescent syrien de 16 ans, identifié sous le nom de Hussein Mohsen al-Khalaf. Il a perdu la vie lors d’une frappe sur la localité de Kfar Dan, située près de Baalbek.

Au total, l’Agence nationale de l’information (NNA) a documenté au moins 13 frappes aériennes réparties sur différents secteurs. Les bombardements ont notamment touché Shmestar, Boudai, Harbata, ainsi que les montagnes de Hermel et Nabi Chit. Des commerces situés dans le souk de Baalbek, à Tallet al-Ajami, ont également subi des dommages.

De son côté, l’armée israélienne a justifié cette opération en affirmant avoir visé huit camps appartenant à la force Radwan, l’unité d’opérations spéciales du Hezbollah. L’état-major israélien soutient que ces sites abritaient des armes et des missiles, et servaient de base d’entraînement pour planifier des attaques, qualifiant ces activités de violation des accords en vigueur.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte de violences continues malgré l’accord de cessez-le-feu. D’après les Nations Unies, plus de 300 personnes, dont 127 civils, ont été tuées depuis novembre 2024. Face à cette situation, l’État libanais a déposé une plainte auprès de l’ONU en janvier, documentant 2 036 violations israéliennes recensées sur le seul dernier trimestre de l’année 2025 et réclamant le retrait total des troupes de ses frontières.

Sur le plan sécuritaire interne, l’application de l’accord de paix se heurte à des obstacles. Le gouvernement libanais a annoncé avoir presque achevé la première phase de son engagement concernant le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, prévoyant quatre mois supplémentaires pour la seconde étape. Une démarche rejetée par le groupe armé, qui estime que les clauses de désarmement ne s’appliquent qu’aux zones situées strictement au sud du fleuve.

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