Le tribunal du district d’Oslo a ouvert, ce mardi, une procédure judiciaire particulièrement scrutée en Europe du Nord. Au cœur des débats se trouve Marius Borg Hoiby, fils de la princesse héritière Mette-Marit, qui doit répondre d’une série d’infractions graves. Alors que la famille royale fait face à une pression médiatique accrue, l’accusé a profité de cette première audience pour clarifier sa position face aux charges les plus lourdes pesant contre lui.
L’affaire secoue la monarchie norvégienne par son ampleur et la nature des faits allégués. Marius Borg Hoiby, âgé de 29 ans, a comparu mardi pour l’ouverture de son procès. Bien qu’il ne porte aucun titre royal officiel et n’exerce aucune fonction publique, son statut de beau-fils du prince héritier Haakon place cette affaire sous les projecteurs internationaux. La procédure a débuté par l’étape cruciale de la déclaration de plaidoyer, déterminante pour la suite des débats.
Une contestation formelle des crimes sexuels
Selon les informations rapportées par notre source Al Jazeera, Marius Borg Hoiby a plaidé non coupable pour les quatre chefs d’accusation de viol qui lui sont reprochés pour la période allant de 2018 à 2024. Cette ligne de défense a été clairement énoncée dès l’entame des procédures. S’il venait à être reconnu coupable de ces faits, considérés comme les plus graves du dossier, il encourt une peine d’au moins dix ans de prison.
Son avocat, Petar Sekulic, avait préalablement indiqué que son client « nie toutes les accusations d’abus sexuels ». La défense admet toutefois une partie des faits de violence, tout en rejetant la majorité des circonstances aggravantes présentées par l’accusation.
Un dossier judiciaire aux multiples volets
Au-delà des accusations de viols, le dossier s’avère particulièrement volumineux. Marius Borg Hoiby doit répondre au total de 38 chefs d’accusation. La liste comprend des faits de violence domestique, d’agression et de possession de drogue. Il est notamment accusé de violences et de menaces contre une ancienne compagne entre 2022 et 2023, ainsi que de deux actes de violence envers une autre partenaire.
La situation de l’accusé s’est complexifiée quelques jours seulement avant l’ouverture du procès. Dimanche dernier, il a de nouveau été interpellé suite à de nouvelles accusations impliquant des menaces avec un couteau et la violation d’une ordonnance restrictive. Le tribunal a par conséquent validé son maintien en détention pour une durée pouvant aller jusqu’à un mois, invoquant un risque de récidive.
Un contexte familial fragilisé par l’affaire Epstein
Ce procès s’ouvre dans un climat déjà tendu pour la famille royale norvégienne. En parallèle des démêlés judiciaires de son fils, la princesse héritière Mette-Marit fait l’objet d’une attention particulière concernant ses liens passés avec le délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein.
Des documents récemment rendus publics par le département de la Justice des États-Unis mentionnent la princesse à des centaines de reprises dans le cadre des enquêtes liées à l’affaire Epstein. Dans une déclaration, Mette-Marit a reconnu qu’elle aurait dû « enquêter plus en profondeur sur le passé d’Epstein » et a qualifié ces échanges de « tout simplement embarrassants ». Le tribunal a précisé qu’une partie du procès de son fils se tiendrait à huis clos.