Les infrastructures des JOJ ont ravivé les ambitions politiques de Macky Sall

Les infrastructures liées aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026 sont saluées par une partie de l’opinion et ravivent les ambitions politiques de l’ancien président Macky Sall, rapporte Senenews. Les réalisations matérielles sont mises en avant, alors que son bilan immatériel demeure contesté.

Les infrastructures des JOJ associées à Macky Sall alimentent les discussions sur son éventuel retour en politique. L’analyste Assane Samb estime qu’il pourrait revenir au Sénégal et tenter sa chance, en faisant valoir sa popularité et les réalisations visibles de son magistère. Il invoque aussi l’article 101 de la Constitution, qu’il présente comme garantissant l’immunité aux anciens chefs d’État.

Le retour de Macky Sall à Dakar a eu lieu le 17 juillet 2026, dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Il n’est désormais plus candidat à cette fonction. Dans l’analyse d’Assane Samb, cette candidature n’est donc plus un motif de retour, mais les infrastructures et le bilan social restent des éléments susceptibles, selon lui, de soutenir la popularité de l’ancien chef de l’État.

Un bilan matériel salué, un bilan immatériel discuté

Le spécialiste en sociologie politique Alioune Badara Kandji décrit Macky Sall comme « l’absent le plus présent » au Sénégal. Il estime que son bilan matériel est reconnu par des Sénégalais et rappelle qu’il a lancé les JOJ. Il ajoute toutefois que le bilan immatériel de l’ancien président ne fait pas l’unanimité.

Assane Samb relie aussi la possibilité d’un retour politique aux difficultés rencontrées par le régime actuel. Il cite notamment la scission de Pastef, qui a donné naissance à Kiiraay, et les difficultés économiques du pays. Selon lui, cette situation pourrait encourager d’autres responsables, dont Idrissa Seck et Khalifa Sall, à revenir dans le jeu politique.

Alioune Badara Kandji juge néanmoins que le retour de Macky Sall ne figure pas nécessairement parmi ses priorités. Il estime que les anciens présidents sortants préfèrent, par posture républicaine, éviter de faire de l’ombre à leur successeur.

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