Les tensions au Moyen-Orient viennent de franchir un nouveau cap critique. À la suite d’une opération militaire conjointe menée à la fin du mois de février, la République islamique a lancé une importante vague de représailles. Le nord de l’État hébreu, ainsi que d’autres positions stratégiques dans la région, font face à des tirs de missiles.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, les sirènes d’alerte ont retenti dans de nombreuses villes du nord d’Israël, avec une concentration particulière autour de la ville de Haïfa. L’armée israélienne a confirmé l’activation de ses systèmes de défense antiaérienne pour tenter d’intercepter les projectiles tirés depuis le territoire iranien, dont un missile à têtes multiples capturé en images lors de sa trajectoire.
Malgré le déploiement du bouclier antimissile, des fragments ont touché le sol à divers endroits. Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth indique qu’un éclat a directement frappé un bâtiment dans la localité de Hadera, située à proximité de Haïfa. Les autorités militaires ont immédiatement lancé des opérations de recherche et de sauvetage dans les zones d’impact. De son côté, le service de secours d’urgence Magen David Adom (l’Étoile de David rouge) a dépêché ses équipes sur le terrain. Leurs premières constatations font état d’au moins une personne légèrement blessée par des éclats.
Cette offensive de Téhéran intervient en réponse directe à une attaque militaire menée conjointement par Israël et les États-Unis le 28 février dernier, une opération survenue alors même que des pourparlers étaient en cours entre Washington et Téhéran. Cette frappe américano-israélienne avait coûté la vie à de nombreux hauts responsables iraniens, dont l’ancien guide suprême, Ali Khamenei.
L’ampleur de la riposte iranienne dépasse par ailleurs les seules frontières israéliennes. Les tirs ont également visé plusieurs pays de la région abritant des bases militaires américaines, marquant une extension géographique de cette confrontation directe.