Le tête-à-tête d’une heure entre Diomaye Faye et Macky Sall pour la candidature à l’ONU

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies a longtemps buté sur un obstacle de taille : l’absence de soutien officiel de son successeur, le président Bassirou Diomaye Faye. Malgré une procédure de silence lancée par l’Union africaine en mars 2026 en faveur de l’ancien chef d’État, ce dernier peinait à décrocher une rencontre avec le locataire actuel du Palais.

Plusieurs dirigeants africains s’y sont pourtant essayés, sans succès. Selon Jeune Afrique, les présidents Denis Sassou Nguesso (Congo), Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) se sont succédé auprès de Bassirou Diomaye Faye pour tenter de le faire fléchir. Mais le chef de l’État sénégalais est resté sourd à ces sollicitations.

Le déblocage est finalement venu d’une intervention extérieure au continent. D’après le récit du même média, un échange avec Emmanuel Macron en marge du sommet Africa Forward, à Nairobi les 11 et 12 mai dernier, a convaincu le successeur de Macky Sall de reconsidérer sa position. Il aurait alors accepté le principe d’une audience.

Cette rencontre a été organisée dans la plus grande discrétion. Atterri à 15 heures à l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor, l’ex-président a été reçu une heure plus tard par son successeur pour un entretien d’une heure. Moins de trois heures après son arrivée, il redécollait. Un cadre de l’Alliance pour la République (APR) confie à Jeune Afrique que le pouvoir en place ne souhaitait pas que ce déplacement se transforme en démonstration de force des militants du parti. Seneplus précise qu’aucun communiqué officiel n’a été publié à l’issue de la rencontre.

Un ancien ministre de Macky Sall, cité par le même média, qualifie ces tensions de « sénégalaiseries » et espère que Dakar saura officialiser son appui. « C’est un moment historique », estime-t-il, appelant à un soutien assumé à la candidature onusienne de l’ancien président.

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, avait déjà indiqué en juin que, sans être acquise, la porte n’était pas fermée. Il assurait que le président Faye « ne poserait aucun acte susceptible d’entraver cette candidature ».

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