« Le résultat n’a jamais été contesté par l’arbitre » – Me Senghor fragilise la CAF

Invité de l’émission Talents d’Afrique (TDA) sur Canal+, Me Augustin Senghor s’est montré particulièrement incisif sur la décision finale rendue par la Confédération africaine de football (CAF), qu’il juge à la fois tardive et juridiquement contestable. Pourtant, argue t-il, «le résultat de la finale Sénégal-Maroc n’a jamais été contesté par l’arbitre ».

Au cœur de son argumentaire : le rôle central de l’arbitre et la validité du match. Selon l’ancien président de la Fédération sénégalaise de football, aucun élément fondamental ne justifiait une remise en cause du résultat.
« L’arbitre n’a jamais dit qu’il n’avait pas mené le match à son terme », rappelle-t-il avec insistance. Mieux encore, souligne-t-il, « il n’a pas contesté le résultat ».

Pour Me Senghor, ces éléments sont déterminants. En l’absence de réserve officielle de l’arbitre sur le déroulement ou l’issue de la rencontre, la base même d’une révision apparaît fragile. Il s’interroge alors sur le fondement de la décision prise plusieurs semaines après les faits.

Mais c’est surtout le timing qui interpelle.
« Cette décision, sortie de nulle part après 52 jours, excède les compétences du jury disciplinaire », tranche-t-il.

À travers cette déclaration, Me Senghor ne se contente pas de critiquer la décision : il en conteste la légitimité institutionnelle. Selon lui, le jury disciplinaire de la CAF a outrepassé ses prérogatives, en intervenant sur un terrain qui relève strictement des lois du jeu et de l’autorité arbitrale.

Une prise de position forte, qui relance le débat sur les limites du pouvoir des instances disciplinaires dans le football africain, et plus largement sur le respect des procédures dans la gestion des contentieux sportifs.

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