Le programme nucléaire iranien déclaré détruit par Washington, un responsable avance un délai qui sème le trouble

L’administration américaine maintient sa position sur le succès absolu de ses opérations militaires menées contre l’Iran en juin 2025. Pourtant, à l’approche de nouvelles tractations diplomatiques, une contradiction interne majeure émerge concernant la capacité réelle de Téhéran à finaliser la fabrication d’une arme atomique.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a réaffirmé mardi que l’offensive de l’année dernière, baptisée « Opération Midnight Hammer », a été une mission couronnée de succès. Elle a assuré devant la presse que les frappes américaines avaient effectivement anéanti les installations nucléaires iraniennes.

Cependant, cette assurance officielle contraste frontalement avec les déclarations de Steve Witkoff, émissaire du président Donald Trump. Intervenant samedi sur la chaîne Fox News, ce dernier a indiqué que l’Iran serait sur le point de détenir suffisamment de matière de qualité industrielle pour fabriquer une bombe, estimant ce délai à environ une semaine.

Notre rédaction souligne que cette divergence au sommet de l’État intervient dans un contexte de relance diplomatique sensible. Huit mois après la guerre de douze jours initiée par Israël en juin 2025, des responsables américains et iraniens se préparent à entamer un troisième cycle de négociations pour tenter de sceller un accord et d’éviter un nouveau conflit.

La Maison Blanche soutient que la destruction du programme a été vérifiée par Donald Trump et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Néanmoins, Al Jazeera précise que les inspecteurs de l’agence onusienne n’ont pas eu accès aux sites iraniens pour les évaluer depuis les frappes américaines. Le Pentagone avait, pour sa part, estimé publiquement le recul du programme nucléaire iranien à un ou deux ans.

Les enjeux des pourparlers à venir restent cristallisés autour de l’enrichissement de l’uranium. Téhéran, qui dément toute volonté de se doter de l’arme nucléaire, propose un enrichissement minimal sous la stricte supervision de l’AIEA en échange d’une levée des sanctions économiques. Une option fermement rejetée par Donald Trump, qui exige un niveau d’enrichissement nul.

Avant le conflit de juin 2025, l’Iran enrichissait l’uranium à 60 %, un palier proche des 90 % requis pour un usage militaire. Si la diplomatie reste la voie privilégiée par le président américain, la Maison Blanche a rappelé mardi que l’option de la force létale demeure sur la table en cas de nécessité.

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