Le plafond tarifaire menacé par Donald Trump face au refus de Keir Starmer d’intervenir en Iran

Le Premier ministre britannique a fermement réitéré son refus d’impliquer le Royaume-Uni dans le conflit militaire mené par les États-Unis contre l’Iran, malgré les pressions directes de Washington. La tension entre les deux dirigeants s’étend désormais aux relations commerciales bilatérales.

Mercredi, devant le Parlement britannique, Keir Starmer a affirmé qu’il ne céderait pas aux pressions américaines. Selon les informations rapportées par Insider Paper, Donald Trump a ouvertement menacé, lors d’un entretien accordé à Sky News, de modifier l’accord commercial conclu entre les deux pays si Londres persiste dans sa position. « Nous n’allons pas nous laisser entraîner dans cette guerre. Ce n’est pas notre guerre », a déclaré le dirigeant travailliste, soulignant que l’intérêt national britannique dictait ce maintien à l’écart.

La menace américaine vise directement une disposition clé de l’accord bilatéral : le plafonnement à 10 % des droits de douane américains sur la majorité des produits manufacturés britanniques. En contrepartie de cette limite tarifaire avantageuse, le Royaume-Uni avait accepté d’ouvrir davantage son marché au bœuf et à l’éthanol en provenance des États-Unis. Ce compromis se trouve aujourd’hui fragilisé par les représailles envisagées par Donald Trump, d’autant que cet avantage a déjà été affaibli par l’imposition récente d’un tarif temporaire américain de 10 % sur la quasi-totalité des importations, en attendant un nouveau régime prévu pour juillet.

Les relations diplomatiques ont commencé à se détériorer lorsque Keir Starmer a interdit l’utilisation des bases britanniques pour les frappes initiales américaines sur l’Iran le mois dernier. Insider Paper précise que le Premier ministre a par la suite consenti à l’usage de deux bases militaires pour un objectif défensif spécifique et limité. Une concession jugée insuffisante par Donald Trump, qui a déploré à la télévision britannique l’absence de soutien de Londres au moment voulu.

Le gouvernement travailliste a récemment durci son discours à l’égard de son allié historique. La ministre des Finances, Rachel Reeves, a qualifié de « folie » le fait de lancer une guerre sans plan de sortie clair, juste avant sa rencontre prévue mercredi avec le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, à Washington. Le ministre de la Santé, Wes Streeting, a pour sa part dénoncé des propos présidentiels incendiaires et provocateurs. Malgré ce climat diplomatique tendu, les deux dirigeants ont assuré que la visite d’État du roi Charles III aux États-Unis, prévue ce mois-ci, ne serait pas affectée.

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Un commentaire

  1. C’est trump qui crie au secours comme ça???? mon…..viiiieux! Et dire qu’il est à la tête de 52 états et il ne peut rien contre une seule nation…. God Is ONE!!!

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