« Indécent et incohérent » : le parti FORT réclame une baisse de la rémunération des dirigeants publics, dans un appel patriotique publié à Dakar.
Le parti appelle à réduire ces rémunérations et critique l’écart entre la situation économique et le niveau de vie d’une partie de la classe dirigeante. Xibaaru rapporte que le communiqué évoque la hausse des prix, le chômage et des familles fragilisées. La Déclaration de politique générale avait elle-même fait état d’une situation économique difficile et de sacrifices à venir pour les populations, ce qui nourrit les critiques contre les privilèges publics.
Dans ce contexte, Oumar Sow a dénoncé plus de 80 nominations effectuées en une seule soirée, déplorant que « pendant que les Sénégalais sont appelés à se serrer la ceinture, le pouvoir continue de distribuer des postes… ». Cette dénonciation rejoint l’appel de FORT à réduire le train de vie de l’État et à demander aux dirigeants de montrer l’exemple.
FORT dénonce des salaires qui, selon lui, peuvent atteindre six millions de francs CFA, auxquels s’ajoutent des avantages dont le montant n’est pas précisé. Le parti critique aussi la gestion qu’il estime opaque des fonds politiques et les privilèges accordés aux présidents d’institutions. La question de l’encadrement des fonds spéciaux et de la transparence patrimoniale est également au cœur de la proposition de loi n°33/2026, qui modifie l’article 37 de la Constitution sur la déclaration de patrimoine du président. La majorité Pastef a accepté d’étendre cette obligation au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.
Le Bureau politique met en parallèle ces avantages avec la suspension, depuis deux ans selon lui, du Programme national de bourses de sécurité familiale destiné aux familles les plus pauvres. Il qualifie cette décision d’affront à la solidarité nationale.
Le parti interpelle le président de la République sur la cohésion sociale et prévient qu’une « révolte populaire » pourrait survenir si la situation perdure. Il demande un réajustement des règles encadrant la rémunération des dirigeants publics et une réduction plus générale du train de vie de l’État.
Le Bureau politique appelle les dirigeants à « porter cette pédagogie par l’exemple », au nom du devoir et du patriotisme.


