La 24e commémoration du naufrage du Joola intervient alors que les familles continuent de réclamer le renflouement des restes des victimes et que le gouvernement s’oppose à des propositions de députés de Pastef.
Vingt-quatre ans après le drame, les familles et les rescapés demandent que les ossements encore au fond de l’océan soient récupérés et déposés dans un reliquaire au Musée-Mémorial du Joola. Sud Quotidien rapporte que cette revendication reste au cœur des doléances portées à Ziguinchor. Le Soleil rappelle que le naufrage, survenu le 26 septembre 2002, a fait 1 863 victimes et que 64 personnes ont survécu.
Sur le volet politique, les désaccords portent sur des textes présentés par des députés de Pastef. En commission, les représentants du gouvernement se sont opposés, selon l’APS, à trois propositions, mais les élus de Pastef les ont adoptées avant leur examen en séance plénière, prévu la semaine suivante. Les Echos décrit aussi une divergence autour d’une proposition de loi organique relative aux lois de finances, portée par Guy Marius Sagna, Mame Diarra Bèye, Alphonse Mané Sambou et Ismaila Diallo.
Ces affrontements s’inscrivent dans des relations déjà conflictuelles entre l’Exécutif et le Parlement. Mamadou Diop Decroix, ancien député et leader d’AJ/PADS, estime que l’Assemblée nationale a perdu une partie de son crédit et dénonce un « harcèlement institutionnel » visant le président Bassirou Diomaye Faye. Cette défiance donne un relief particulier aux désaccords entre le gouvernement et les élus sur les textes examinés.
Parmi les propositions concernées figure la proposition de loi n° 39/2026 relative à la santé en milieu carcéral.


