Le Golfe sous le feu des frappes iraniennes : tensions maximales à Dubaï, Doha et Koweït

Pour la troisième journée consécutive, de puissantes explosions ont secoué plusieurs capitales du Golfe, marquant une escalade significative des tensions régionales. Des détonations ont été entendues à Dubaï et Doha, alors que l’Iran poursuit ses frappes de représailles en réponse aux attaques qu’il attribue aux États-Unis et à Israël sur son territoire.

Lundi matin, le Koweït a également été touché. Des détonations et des sirènes d’alerte ont retenti, un témoin cité par l’agence Reuters faisant état de fumée s’élevant près de l’ambassade américaine. Selon l’agence de presse officielle KUNA, les défenses antiaériennes du pays ont intercepté la majorité des drones visant les quartiers de Rumaithiya et Salwa.

Téhéran a officiellement déclaré cibler les actifs militaires américains dans la région. Cependant, l’impact des frappes s’est étendu à de nombreuses zones civiles et commerciales, perturbant gravement les activités des principaux hubs aériens et commerciaux du Golfe.

Face à la menace, le Bahreïn a activé ses alertes de raid aérien, exhortant les résidents à se mettre à l’abri et fermant le pont Shaikh Khalifa bin Salman, un axe stratégique de la capitale, Manama. Le bilan humain s’alourdit dans la région : au moins une personne a été tuée au Koweït, trois aux Émirats arabes unis, et seize personnes ont été blessées au Qatar.

Ce cycle de violence s’inscrit dans un contexte plus large. En Iran, les attaques américano-israéliennes auraient fait au moins 201 morts et 747 blessés. En Israël, le bilan s’élève à neuf morts et 121 blessés.

Sur le front diplomatique, les États-Unis, le Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont publié dimanche une déclaration commune condamnant fermement les attaques iraniennes. Affirmant leur droit à la légitime défense, ils se sont engagés à « prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre leur sécurité et leur stabilité ».

En contrepoint, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a tenté de rassurer ses voisins, affirmant que Téhéran ne cherchait pas la confrontation. « Ce que nous faisons est un acte de légitime défense […] Nous n’attaquons pas nos frères dans le golfe Persique, nous n’attaquons pas nos voisins, mais nous attaquons des cibles américaines », a-t-il déclaré à Al Jazeera, insistant sur la volonté de l’Iran de maintenir des relations de bon voisinage.

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