Le parti Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) demande au Premier ministre d’engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale si aucun accord rapide n’est trouvé sur la loi de finances rectificative (LFR).
Face aux discussions autour du budget, la formation politique appelle les acteurs à dépasser leurs divergences. Elle estime que les urgences des populations — coût de la vie, chômage, inondations et accès aux soins — doivent primer sur les rapports de force. Cette position est rapportée par EMedia.
L’enjeu dépasse le seul débat parlementaire : le rejet de la LFR a déjà suscité des inquiétudes quant à ses conséquences économiques et sociales. Le Rassemblement des Patriotes pour la Nation (RPN), par la voix de son président Abdourakhmane Ndiaye, a appelé l’exécutif et les députés à privilégier le dialogue et à trouver rapidement une issue à l’impasse, réclamant aussi une task-force pour aider à en sortir.
L’ARC reconnaît que les parlementaires peuvent exiger transparence et sincérité budgétaire. Mais le parti met en garde contre un rejet systématique de la LFR, qui pourrait, selon lui, compromettre les programmes publics, ralentir les investissements, fragiliser le secteur privé et affecter la confiance des partenaires financiers du Sénégal.
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Dans son appel, l’ARC demande que la responsabilité du gouvernement soit engagée conformément à l’article 86 de la Constitution. Cette procédure permet au Premier ministre de soumettre la responsabilité de son équipe à l’Assemblée nationale afin de permettre l’adoption du texte.
Le parti réaffirme également sa position en faveur d’une dissolution de l’Assemblée nationale dès le 2 décembre 2026.



