« La rupture promise est un fiasco » : Modou Gaye critique l’Assemblée nationale

« Question d’actualité à l’Assemblée nationale, c’est plutôt une scène fortement en contraste avec les promesses de rupture et d’exemplarité qui avaient accompagné l’installation de la nouvelle législature », déplore le politologue Modou Gaye.

Hier, ce qui devait être un haut lieu de débat républicain s’est transformé en véritable arène de règlements de comptes et d’attaques ciblées contre le secteur privé.

Selon Modou Gaye, cette situation éclaire le choix d’Abdoulaye Sylla de boycotter les séances parlementaires. « Avec ce qui s’est passé hier dans l’hémicycle, il semble avoir raison de boycotter.

Entre la gestion de ses entreprises à Dubaï et aux États-Unis, les salaires de familles à assurer et sa contribution à l’économie nationale, il a certainement mieux à faire que d’assister à des séances où l’invective prend le pas sur l’intérêt général. »

Pour le politologue, le problème dépasse les individus : « L’Assemblée nationale doit-elle être une tribune d’attaques contre le secteur privé national, déjà fragilisé par les retards de paiement de la dette intérieure et le ralentissement des chantiers ? Ou doit-elle redevenir un espace de contrôle rigoureux de l’action gouvernementale et de propositions constructives pour relancer l’économie ? »

D’après lui, hier, certains députés, y compris du Pastef, « n’ont pas hésité à accuser et calomnier des capitaines d’industrie, parmi lesquels Babacar Ngom, père de leur collègue Anta Babacar Ngom, sans que le débat ne s’élève véritablement au niveau des préoccupations des populations et sans possibilité de réponse ».

Au lieu d’arguments structurés, les Sénégalais ont assisté à des démonstrations bruyantes de soutien à leur leader Ousmane Sonko, ponctuées de chants et slogans. Modou Gaye insiste : « Le Don de soi tant vanté est trop souvent échangé contre des dépenses de prestige et des véhicules 4*4 à 50 millions. » Dans ce contexte, le boycott d’Abdoulaye Sylla « n’est pas un désengagement, mais un choix pragmatique : consacrer son énergie à l’entreprise et à l’économie réelle, plutôt qu’à un théâtre politique qui peine à convaincre ».

En attendant, l’institution parlementaire reste face à ses responsabilités : redeviendra-t-elle un lieu de propositions et de contrôle sérieux, ou continuera-t-elle à offrir un spectacle qui déçoit les Sénégalais ? Pour Modou Gaye, la réponse tarde à venir.

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6 commentaires

  1. N’importe quel pinpin peu maintenent prendre le micro et nous tympaniser les oreilles avec des bla bla bla.

    Je puis te dire que tu as rate, ici, une belle occasion de te taire.

  2. tu n a pas honte , gagner l argent au dos des Sénégalais, on vous a élus député pour défendre la cause des Sénégalais, vraiment c est decevant

  3. La majorite a l exception de guy n est a l assemblee qué pour leur mentor.
    Au lieu de defendre le peuple qui les a elus ,ils preferent defender une personne.
    Un dommage car , faire des promesses en etant dans l opposition est tellement facile mais quand nous prend la saveur d occuper un poste faramineux avec autant de privileges auxquels ,on avait jamais goutté,toutes notre noblesse se perd sans nous en rendre nous memes compte.
    Ngourr dafa nekh,etre payé a des millions sans ne ríen faire,rend la personne meconnaissante et a tendence a nous metamorphoser.
    Que dieu eclaire leur chemin et qu il les guide afín qu ils se rendent compte et tot que ngourr deh yaggoule.

  4. L’Assemblée nationale devrait être le temple du débat républicain, un espace d’élévation et de construction au service du peuple. Malheureusement, elle semble parfois devenir le lieu où certains parlementaires se permettent de dénigrer des champions nationaux qui ont consenti d’immenses sacrifices pour contribuer au développement de leur pays.

    Combien d’entreprises ont été créées par le Président Abdoulaye SYLLA ?
    Combien d’emplois directs et indirects ont vu le jour grâce à ses investissements et à sa vision entrepreneuriale ?
    Combien de familles vivent aujourd’hui dignement grâce aux opportunités générées par son engagement ?

    Avant de jeter l’opprobre sur ceux qui bâtissent, créent et investissent, il serait plus juste de reconnaître leur contribution réelle à l’économie nationale.

    Nous devons réparer cette erreur en valorisant nos champions nationaux. Abdoulaye SYLLA incarne le courage entrepreneurial, la création de richesse locale et l’engagement pour le développement. C’est aussi cela, représenter le peuple : créer des emplois, investir dans son pays et participer concrètement à son essor.

    Le débat politique ne doit jamais effacer la reconnaissance du mérite.

  5. Bayil fene. Il n’a aucun avantage à l’assemblée. Il a fait don de son salaire et de ses avantages à Ashir (Association Senegalaise des Hémodialysés et Insuffisants Rénaux)

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