La CNES alerte : « Les entreprises sénégalaises sont sous forte pression »

La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) tire la sonnette d’alarme sur la situation économique du pays. Face à une trésorerie fragilisée, à l’arrêt de nombreux chantiers et à la montée des difficultés des entreprises, le patronat appelle l’État à accélérer les mesures de soutien au secteur privé.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, le président de la CNES, Abdel Kader Ndiaye, a insisté sur la nécessité d’associer davantage les acteurs économiques à la définition des politiques publiques. « Le secteur privé représente près de 90 % des emplois générés dans notre pays. Il doit être considéré comme un partenaire stratégique dans les décisions économiques », a-t-il déclaré.

L’organisation patronale réclame notamment l’apurement de la dette intérieure, la relance des investissements productifs, le redémarrage des projets publics suspendus et l’instauration d’un cadre permanent de concertation avec les autorités. « Nous avons besoin d’un dialogue continu avec le gouvernement afin d’anticiper les difficultés et de construire ensemble les solutions », a soutenu le président de la CNES.

La question de la dette intérieure demeure au cœur des préoccupations. Si la CNES salue les efforts déjà consentis par les autorités, elle estime que les paiements doivent se poursuivre afin d’alléger les tensions financières qui pèsent sur les entreprises.

« Les premiers décaissements ont été appréciés, mais il est indispensable de poursuivre cet effort pour redonner de l’oxygène aux entreprises », a plaidé Abdel Kader Ndiaye Gaye.

Le secteur du BTP apparaît comme l’un des plus touchés. Les professionnels dénoncent l’arrêt de nombreux chantiers et alertent sur les risques de défaillance auxquels font face plusieurs sociétés.

« Chaque chantier à l’arrêt met en péril des emplois, fragilise des entreprises et ralentit l’activité économique », a averti la CNES, qui appelle les pouvoirs publics à engager rapidement des concertations pour éviter une aggravation de la crise et préserver les capacités d’investissement des entreprises nationales.

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2 commentaires

  1. C est normal car vous ne travaillez pas.
    Votre seul marche c est l ETAT.
    En l absence de commande publique ou de contrats fictifs forcement vous etes dans le dur.
    La realite est quelque soit votre domaine d activite vous ne voyez pas plus loin le bout de votre nez.
    Quoiqu il en soit nous exigeons du President de la Republique de faire preuve de retenue par rapport a ces marchands d illusions.Des entreprises familiales voir meme unipersonnelles ou fictives.
    Elles ne degagent jamais de statistique
    Part d activites
    Benefices
    Nombre d emplois crees…..
    Voila les agissements du systeme.Par de fausses couvertures telles que parti politique,syndicat, entreprise ,societe civile….Chaque categorie n a pour objectif que d emarger sur nos deniers publics.
    Voila le combat de Sonko, faire en sorte que les richesses de ce pays ne.servent pas uniquement les groupes socio professionnels et laissent dans la pauvrete les citoyens.
    Apres son depart on est en train d intervertir le politiquement correct qu il avait entrepris au service des citoyens..
    Depuis l annonce faite sur les fonds politiques les abeilles s agitent.
    LA POLITIQUE AUTREMENT

  2. Traffic d’influence en bavardages au quotidien et même menaces contre l’État. De vrais Patrons ne menacent pas un État. Ils font avec tous les régimes. L’exemple italien est là, malgré toutes les crises politiques des années antérieures plus Berlusconi, les Affaires ont toujours marché, les Patrons ont toujours joué leur partitions capitalistiques. Savoir se réinventer au quotidien pour survivre et avancer. Pleurer ou se plaindre au quotidien vous empêche de.. créer de la Valeur Ajoutée.

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