Khalidou dit Mbaye Sokoma, président du Mouvement Patriotique pour un Développement Durable (MPPD) / AND DEFAR SUNU REEW, propose de revoir le mode d’élection des députés et des élus locaux. Il défend une proportionnelle intégrale, tout en maintenant un lien entre les représentants et les territoires.
La réforme électorale au Sénégal qu’il préconise ouvrirait aussi les candidatures aux mouvements citoyens et aux indépendants, en plus des partis. La société civile et les services étatiques compétents pourraient également être concernés, sous des conditions strictes. Dans sa contribution publiée par Dakarmidi, il estime que les élus devraient être identifiables par leurs administrés et rendre régulièrement des comptes ; les partis garderaient un rôle d’accompagnement, sans détenir seuls la représentation.
Pour les élections municipales et départementales, Khalidou dit Mbaye Sokoma suggère un second tour si aucune liste n’obtient la majorité absolue, fixée à 50 % des suffrages. Il demande qu’une étude des conséquences juridiques et financières précède cette éventuelle mesure.
Son dispositif prévoit également une organisation électorale davantage territorialisée. Les préfets et sous-préfets pourraient prendre part à la préparation des scrutins dans leurs ressorts, sous le contrôle du dispositif national et dans le respect de l’impartialité et de l’égalité.
Cette proposition intervient après la finalisation, le 27 avril 2026, de quatre avant-projets de lois par la Présidence : une révision constitutionnelle, un texte sur la Cour constitutionnelle, un nouveau Code électoral prévoyant une CENI et une loi sur les partis politiques. Ces projets découlent des dialogues nationaux de 2024 sur la justice et de 2025 sur le système politique ; ils portent sur des réformes institutionnelles distinctes de la proposition électorale de Khalidou dit Mbaye Sokoma.
Pour Kaolack, il préconise d’étudier la création de trois ou quatre communes d’arrondissement ou entités municipales de proximité, selon des critères démographiques, administratifs, fiscaux et liés aux infrastructures et aux bassins de vie. La ville compte 45 quartiers.



