La renégociation des contrats pétroliers et gaziers au Sénégal connaît une accélération notable. C’est ce qu’a affirmé Khadim Bamba Diagne, le secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS Petrogaz), en soulignant que les discussions « avancent à très grand pas ».
Cette opération s’inscrit dans la promesse de campagne du président Bassirou Diomaye Faye, élu en 2024, et de son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, qui avaient promis un vaste audit des contrats miniers et énergétiques. « Nous n’excluons aucune option, y compris le recours à un tribunal arbitral », avait déjà prévenu M. Diagne le 14 mai dernier.
Depuis, les autorités sénégalaises ont durci le ton face aux compagnies internationales, notamment BP et Woodside Energy. Le 22 mai, devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a indiqué que des négociations étaient en cours avec BP pour garantir un approvisionnement prioritaire du marché local en gaz issu du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
Khadim Bamba Diagne insiste désormais sur les progrès accomplis tout en maintenant la pression. Le Sénégal, entré dans l’ère pétrogazière en 2024, cherche à maximiser ses retombées économiques. Le calendrier exact de la finalisation des nouveaux accords n’a toutefois pas été révélé.
Selon Jeune Afrique, le COS Petrogaz poursuit sa mission de rééquilibrage des contrats. Le projet gazier GTA, partagé avec la Mauritanie, et le champ pétrolier Sangomar sont au centre des renégociations. Ousmane Sonko a rappelé le paradoxe d’un pays producteur qui continue d’importer du gaz.

