Kenya : « Plus de deux cents Kenyans auraient rejoint l’armée russe », alerte le gouvernement

Le gouvernement kényan a officiellement déclaré ce mercredi que plus de 200 de ses ressortissants combattent actuellement aux côtés de l’armée russe dans le conflit en Ukraine. Les autorités ont également mis en garde contre les réseaux de recrutement qui ciblent activement les citoyens du pays.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères rapporté par l’agence Anadolu, la situation est jugée « extrêmement préoccupante ». Le secrétaire d’État, Musalia Mudavadi, a précisé que, « selon certaines informations, plus de deux cents Kenyans auraient rejoint l’armée russe, certains d’entre eux étant d’anciens membres des forces de défense du Kenya ». Face à ce constat, le gouvernement a exhorté la population à la prudence face aux offres d’emploi à l’étranger qui s’avèrent irréalistes.

Sur le plan diplomatique, des actions ont été engagées. La semaine dernière, le président du Kenya, William Ruto, s’est entretenu par téléphone avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky. Au cours de cet échange, il a demandé la libération des citoyens kényans qui seraient détenus dans la zone de conflit. Cette situation n’est pas isolée sur le continent, puisque des efforts similaires sont en cours pour rapatrier 17 Sud-Africains qui se trouveraient bloqués dans la région du Donbass après avoir été recrutés comme mercenaires.

Les déclarations kényanes s’inscrivent dans un contexte plus large. Selon les autorités de Kiev, le phénomène de l’enrôlement de ressortissants africains par la Russie est d’une ampleur significative. L’Ukraine a affirmé la semaine dernière avoir identifié plus de 1 400 combattants originaires de 36 pays africains, dont certains auraient été recrutés par la tromperie pour rejoindre les forces russes.

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