7 millions d’habitants: Nairobi, où s’ouvre ce lundi 11 mai 2026 le sommet économique Africa Forward, accueille pendant deux jours une rencontre voulue par le Kenya et la France pour accentuer les échanges économiques et les investissements entre Paris et le continent africain.
Pour la première fois, un sommet économique entre la France et l’Afrique se tient dans un pays anglophone. Business, innovation et croissance doivent rythmer ces échanges, en présence de chefs d’Etat et de gouvernement de plusieurs dizaines de pays africains, mais aussi de chefs d’entreprise, d’investisseurs et de personnalités culturelles, sportives ou issues de la société civile.
Arrivé à Nairobi dimanche 10 mai, Emmanuel Macron devait rencontrer le président kényan William Ruto avant l’ouverture du sommet, avec à la clé la signature d’accords entre des entreprises françaises et kényanes. Le président français a écrit sur ses réseaux sociaux, dans des éléments rapportés par La1ere, qu’il s’agit du « sommet d’un partenariat renouvelé et gagnant-gagnant (…) Nous avons tant à faire ensemble ».
Des accords attendus, une crispation redoutée
Le chef de l’Etat français est venu avec une délégation de patrons de grandes entreprises françaises, parmi lesquelles CMA CGM, Total Energies, Accor et Danone. Plusieurs entreprises réunionnaises ont aussi fait le déplacement en Afrique de l’Est dans une délégation du Medef Réunion. Au total, près de 70 entreprises françaises devraient participer à l’Africa Forward Summit.
Mais ce rendez-vous économique pourrait aussi être traversé par un sujet diplomatique sensible. La France devrait évoquer Mayotte et La Réunion comme des passerelles entre l’Europe et l’Afrique de l’Est. Si Mayotte est abordée, le président des Comores Azali Assoumani pourrait manifester fermement sa contrariété en quittant le sommet, d’après des indiscrétions révélées par Africa Intelligence.
Fin avril 2025, lors du sommet de la Commission de l’océan Indien à Tananarive, Azali Assoumani avait déjà dénoncé une « provocation » après l’appel d’Emmanuel Macron à l’intégration de Mayotte dans cette instance de coopération régionale. L’Union des Comores revendique toujours le territoire mahorais, malgré la décision de Mayotte de rester française.