Kaolack : Le mouvement « Le Réveil Kaolackois » hausse le ton et annonce un autre sit-in le 25 avril

Le bras de fer se durcit entre la mairie de Kaolack et le Mouvement Citoyen « Le Réveil Kaolackois ». Dans une interpellation citoyenne rendue publique ce week-end, l’organisation déplore ce qu’elle considère comme un « détournement » du projet structurant « Cœur de Ville », censé incarner le renouveau urbain de la capitale du Saloum.

Sous la houlette de son leader, Papy Gaye, le mouvement dénonce l’absence des infrastructures d’intérêt général initialement promises : gare routière moderne pour fluidifier le centre-ville, parkings pour taxis et gros porteurs, immeuble administratif, salle polyvalente pour les jeunes, sans oublier les espaces verts, l’éclairage solaire et le système d’assainissement censé lutter contre les inondations récurrentes.

« Pourquoi ce qui devait être le moteur du renouveau urbain semble-t-il aujourd’hui dévoyé, dépouillé de sa substance sociale et de son utilité publique ? », interroge le collectif, qui s’appuie sur le Code général des Collectivités territoriales (loi n°2013-10) et le Code de transparence dans la gestion des finances publiques (loi n°2012-22) pour exiger la vérité.

Dialogue institutionnel ou sit-in

Le mouvement ne compte pas en rester à une simple déclaration. Selon nos informations, « Le Réveil Kaolackois » de Papy Gaye va réintroduire dès le lundi 20 avril une demande d’autorisation de sit-in auprès des autorités compétentes. La manifestation est prévue pour le samedi 25 avril, en plein centre-ville de Kaolack.

Parmi les questions restées sans réponse, l’attribution du contrat à la Société SID sans appel à concurrence suscite l’incompréhension. Les citoyens exigent également des garanties claires sur les retombées financières du projet et la protection des commerçants et riverains.

« Nous refusons la polémique stérile mais nous exigeons la vérité. Le dialogue institutionnel est désormais une nécessité impérieuse pour préserver la paix sociale et garantir que l’intérêt général l’emporte enfin sur les intérêts particuliers », conclut le texte.

Reste à savoir si la mairie de Kaolack répondra à l’appel avant la date butoir du 25 avril, ou si la rue deviendra l’ultime tribune de cette contestation citoyenne.

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