L’escalade militaire au Moyen-Orient franchit un nouveau palier avec la multiplication des opérations armées de part et d’autre. Alors que les hostilités s’intensifient depuis la fin du mois de février, les autorités sanitaires viennent de dresser un état des lieux précis de l’impact humain des récents bombardements.
Selon la communication officielle rendue publique ce mercredi par le ministère israélien de la Santé, les attaques iraniennes menées depuis la fin du mois dernier ont fait plus de 5 100 blessés. Le document, dont les données ont été relayées par l’agence Anadolu, précise que 120 nouvelles personnes blessées ont été recensées au cours des seules dernières 24 heures. Le nombre exact de patients nécessitant encore une hospitalisation n’a toutefois pas été communiqué.
Cette vague de tirs de drones et de missiles orchestrée par Téhéran intervient en riposte à une vaste offensive aérienne. Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël mènent des frappes régulières contre l’Iran. Ces opérations conjointes ont causé la mort de plus de 1 340 personnes, parmi lesquelles figure l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei.
La réponse militaire de Téhéran a largement débordé les frontières israéliennes. Les projectiles ont également visé la Jordanie, l’Irak ainsi que plusieurs pays du Golfe abritant des bases ou des installations militaires américaines. Outre les pertes humaines et les dégâts matériels importants recensés sur ces différents territoires, cette intensification du conflit perturbe lourdement le trafic aérien international et l’équilibre des marchés mondiaux.