L’armée israélienne a franchi une nouvelle étape dans l’escalade des tensions à sa frontière nord en annonçant, ce mardi, le début d’une opération terrestre au sud du Liban. Cette incursion vise, selon les termes officiels, à établir une « zone de sécurité » pour protéger les localités israéliennes.
Dans un communiqué, Tsahal a qualifié cette manœuvre d’« opération de défense avancée ». Elle précise que des forces de la 91e division sont actuellement à l’œuvre et se positionnent sur plusieurs « points stratégiques » non spécifiés en territoire libanais. L’objectif est de « renforcer le système de défense frontal ».
Cette opération au sol s’accompagne, selon la même source, de frappes aériennes d’envergure contre les infrastructures du Hezbollah. L’armée israélienne affirme vouloir ainsi « contrecarrer les menaces et empêcher toute tentative d’infiltration ».
Cette incursion intervient dans un contexte de tensions accrues durant le week-end. Dimanche soir, des tirs de missiles depuis le Liban avaient déclenché les sirènes d’alerte dans le nord d’Israël, entraînant des frappes de représailles sur l’ensemble du territoire libanais, avec des explosions rapportées jusqu’à Beyrouth.
Au moment de l’annonce israélienne, ni le gouvernement libanais ni le Hezbollah n’avaient encore officiellement réagi, laissant planer l’incertitude sur la riposte et le risque d’un embrasement plus large du conflit.