L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, comparaît ce mardi devant la Haute Cour de justice pour des faits présumés de corruption liés à un projet de construction d’infrastructures judiciaires et sociales.
L’entrepreneur Cheikh Guèye accuse l’ancien Garde des Sceaux d’avoir exigé 250 millions de francs CFA pour signer un protocole de partenariat, dont 50 millions auraient été versés en espèces. Le projet global, évalué à 576 millions FCFA, était porté par Mohamed Anas El Bachir Wane, alors directeur des Constructions au ministère (selon L’Observateur). Ce dernier a confirmé aux enquêteurs que l’ex-ministre lui avait renvoyé les 90 millions restants.
Placé sous bracelet électronique et assigné à résidence depuis mai 2025, Ismaïla Madior Fall rejette catégoriquement ces accusations. Il assure n’avoir « reçu aucun centime » et nie toute forme de corruption dans l’assiette foncière du Tribunal de Guédiawaye.
L’affaire a connu plusieurs rebondissements depuis plus d’un an. D’après les informations de leral, en juin 2025, la Commission d’instruction de la Haute Cour a refusé de lever le bracelet électronique et a rejeté une exception d’inconstitutionnalité soulevée par sa défense. La société civile, emmenée par Alioune Tine, avait plaidé pour sa libération, estimant que les charges s’étaient effondrées après l’arrestation et le changement de version de l’accusateur Cheikh Guèye.
L’audience de l’ancien ministre de la Justice est prévue ce mardi, marquant le lancement des affaires inscrites dans le cadre de la reddition des comptes.
