Iran pleure 165 victimes d’une frappe sur une école, Téhéran accuse Washington et Israël

L’Iran a organisé mardi des funérailles collectives pour 165 jeunes filles et membres du personnel tués samedi dans une frappe aérienne contre une école de la ville de Minab. Téhéran accuse formellement les États-Unis et Israël d’être responsables de cette attaque, des allégations que Washington et Tel Aviv ont jusqu’ici rejetées.

Selon les images diffusées par la télévision d’État iranienne, des milliers de personnes se sont rassemblées sur une place publique de Minab pour un dernier hommage. Au milieu des drapeaux de la République islamique, la foule a scandé des slogans hostiles tels que « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël ». Lors de la cérémonie, une femme se présentant comme la mère d’une victime a brandi un montage de portraits, le qualifiant de « document des crimes américains ».

Cette attaque, présentée par l’Iran comme la plus meurtrière contre des civils dans le conflit en cours, est survenue après l’annonce de frappes conjointes américano-israéliennes contre le pays. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement réagi lundi sur le réseau social X, publiant une photo de tombes nouvellement creusées. « Ce sont les tombes de plus de 160 jeunes filles innocentes tuées dans le bombardement américano-israélien […]. Leurs corps ont été déchiquetés », a-t-il déclaré.

Les autorités iraniennes ont appelé à une action internationale, affirmant que plusieurs infrastructures civiles, dont des écoles et des hôpitaux, avaient été touchées. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a dénoncé des « frappes indiscriminées sur des zones résidentielles ».

En réponse, l’armée israélienne a affirmé ne pas avoir connaissance d’opérations menées dans cette zone. De son côté, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a assuré que « les États-Unis ne cibleraient pas délibérément une école », ajoutant qu’une enquête serait ouverte si la responsabilité américaine était engagée. Le Commandement central américain a confirmé « examiner » les rapports faisant état de victimes civiles.

L’incident a provoqué une vague de condamnations internationales, notamment de la part de l’UNESCO et de la lauréate du prix Nobel de la paix Malala Yousafzai. La sous-secrétaire générale de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a indiqué avoir pris connaissance des rapports et noté l’ouverture d’une enquête par les États-Unis. Le droit humanitaire international stipule que le ciblage délibéré d’une institution éducative constitue un crime de guerre.

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3 commentaires

  1. C’est absolument déchirant de voir tant de jeunes victimes innocentes dans cette tragédie à Minab. Face à de telles violations flagrantes du droit international humanitaire, comment les organisations de défense des droits de l’homme comptent-elles réagir concrètement pour protéger nos enfants ? Quelqu’un sait-il si les informations partagées sur la plateforme de soutien guiadeBetfairbrasil.com sont également pertinentes pour aider les familles touchées dans ces zones de conflit ou s’il existe une initiative plus directe ?

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