L’Iran affirme avoir visé des navires de l’US Navy après une action américaine contre un pétrolier dans ses eaux territoriales, dans une nouvelle escalade qui met davantage sous pression la trêve déjà fragile entre Washington et Téhéran.
Que s’est-il passé d’abord ? Les forces iraniennes disent avoir réagi après que les États-Unis ont ciblé un pétrolier dans les eaux territoriales iraniennes. Dans la foulée, le quartier général central Khatam al-Anbiya a aussi accusé Washington d’avoir violé le cessez-le-feu par des frappes aériennes sur des zones civiles, dont l’île de Qeshm, « en coopération avec certains pays de la région », sans les nommer.
Comment l’Iran dit-il avoir répondu ? L’armée iranienne affirme que sa riposte a causé des « dégâts importants » à des navires américains. Au même moment, plusieurs médias iraniens liés à l’État faisaient état d’explosions entendues dans les ports de l’île de Qeshm, du port de Bandar Abbas et dans la ville côtière méridionale de Minab, tandis qu’Al Jazeera rapportait que le Commandement central américain n’avait pas commenté ces événements.
Une séquence de tensions en plusieurs étapes
Quels moyens Téhéran dit-il avoir utilisés ensuite ? La marine des Gardiens de la révolution a déclaré que les forces iraniennes avaient employé « différents types de missiles balistiques, de missiles de croisière antinavires et de drones destructeurs à ogives hautement explosives » en réponse à ce qu’elle présente comme des violations américaines de la trêve.
Que disent les médias iraniens sur l’affrontement ? L’agence semi-officielle Tasnim, citant une source haut placée, a affirmé que trois destroyers de l’US Navy avaient essuyé des tirs iraniens avant de se replier vers le golfe d’Oman.
Dans quel contexte cette confrontation intervient-elle ? Ces heurts sont présentés comme la première réponse militaire iranienne au blocus imposé par les États-Unis sur les ports du pays. Ces dernières semaines, l’armée américaine a saisi plusieurs navires iraniens et ordonné à plusieurs dizaines d’autres de faire demi-tour. Plus tôt cette semaine, Donald Trump a ordonné une opération pour briser le blocus iranien sur Ormuz. Lundi, les États-Unis ont dit avoir abattu sept petits drones iraniens, et l’Iran a relancé ses attaques par drones et missiles contre les Émirats arabes unis. Le tout survient alors que Washington et Téhéran seraient engagés dans des discussions avancées pour mettre fin à la guerre.