Le professeur Abdou Niang, néphrologue, a livré une information peu connue du grand public sur l’insuffisance rénale chronique. Contrairement aux idées reçues, cette maladie, souvent redoutée, n’empêche pas forcément de vivre longtemps.
« Même lorsqu’on a fini de détruire ses reins et qu’on commence la dialyse, on peut vivre plus de 40 ans sous dialyse », a-t-il expliqué.
Selon le spécialiste, l’insuffisance rénale chronique fait très souvent peur à ceux qui la connaissent mal. Pourtant, entre le moment du diagnostic et l’évolution vers le stade terminal de la maladie, certains patients peuvent vivre plus de 50 ans.
Cette évolution lente explique pourquoi l’insuffisance rénale est souvent qualifiée de “tueur silencieux”. Mais les perspectives de survie restent importantes grâce aux progrès de la médecine.
Le professeur Abdou Niang rappelle également que la transplantation rénale constitue une autre option. « Une personne qui reçoit un rein compatible peut également vivre plus de 40 ans », souligne-t-il, insistant toutefois sur la nécessité d’une bonne compatibilité entre le donneur et le receveur.
Par ailleurs, la recherche médicale franchit aujourd’hui de nouvelles étapes. Lors d’un entretien accordé à Afrikmatin, le néphrologue a évoqué les avancées dans le domaine des xénotransplantations, une technique qui consiste à greffer des organes provenant d’animaux.
« Des patients aux États-Unis ont déjà reçu un rein provenant d’un porc », indique-t-il.
Pour le spécialiste, ces avancées pourraient transformer l’avenir de la transplantation. « Peut-être que dans quelques décennies, on n’aura plus nécessairement besoin d’organes humains. Les organes animaux pourraient être utilisés », estime-t-il.