La trajectoire du coût de la vie sur le continent européen connaît un léger rebond en ce début d’année. Les données officielles concernant le mois de février viennent d’être rendues publiques, confirmant une accélération de la hausse des prix, marquée par de forts contrastes selon les secteurs d’activité et les zones géographiques.
Selon les données publiées mercredi par Eurostat et relayées par l’agence Anadolu, le taux d’inflation annuel s’est établi à 1,9 % dans la zone euro en février. Ce chiffre, qui confirme les estimations préliminaires, marque une hausse par rapport au mois de janvier où il se situait à 1,7 %. À l’échelle plus large de l’Union européenne, l’inflation annuelle a atteint 2,1 %, contre 2 % le mois précédent.
Cette dynamique globale masque des réalités sectorielles divergentes. Les services constituent le principal moteur de cette hausse, enregistrant le taux annuel le plus élevé à 3,4 %. Le secteur de l’alimentation, de l’alcool et du tabac suit avec une augmentation de 2,5 %, tandis que les biens industriels non énergétiques affichent une progression plus modérée de 0,7 %. À l’inverse, la facture énergétique s’est allégée, les prix de l’énergie ayant reculé de 3,1 % sur le mois. Sur une base purement mensuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,6 % dans la zone euro, une progression légèrement inférieure aux estimations initiales qui prévoyaient 0,7 %.
La moyenne européenne cache également des disparités géographiques spectaculaires. La Roumanie se détache nettement avec le taux d’inflation le plus élevé du continent, culminant à 8,3 %. Elle est suivie à distance par la Slovaquie (4 %) et la Croatie (3,9 %). À l’autre extrémité du spectre, les pays affichant la plus grande stabilité des prix sont le Danemark (0,5 %), Chypre (0,9 %) et la République tchèque (1 %).