Le climat s’est brusquement tendu à la frontière séparant la Guinée et la Sierra Leone. Un incident sécuritaire majeur, survenu dans le nord-est du territoire sierra-léonais, vient de déclencher une mobilisation diplomatique à Freetown.
Dans un communiqué officiel publié le 24 février 2025, le gouvernement sierra-léonais a signalé une violation de son espace territorial. La veille, des éléments de l’armée guinéenne ont franchi la frontière pour pénétrer dans la localité de Kalleyereh, située dans le district de Falaba, à environ 360 kilomètres de la capitale, Freetown.
Selon les informations de l’agence Anadolu, cette incursion a directement visé une équipe de sécurité mixte. Ce détachement, composé de policiers et de militaires sierra-léonais, était alors affecté à des travaux d’infrastructures, précisément la construction d’un poste frontière et d’un centre d’hébergement. L’irruption des soldats guinéens sur le chantier a rapidement dégénéré en affrontement armé entre les deux camps.
L’opération s’est soldée par la capture d’une partie du détachement local. Les forces guinéennes ont procédé à l’arrestation de plusieurs éléments de défense et de sécurité sierra-léonais, parmi lesquels figure un officier. Leurs armes et munitions ont été confisquées sur place avant que les militaires guinéens ne repartent de l’autre côté de la frontière avec les personnes interpellées.
Face à cet accrochage, notre rédaction constate que les autorités sierra-léonaises ont choisi d’écarter l’escalade militaire. Freetown privilégie une résolution à l’amiable et s’active via ses canaux diplomatiques et sécuritaires établis. L’objectif immédiat affiché par le gouvernement est de localiser ses hommes et d’obtenir leur libération sans condition. Au moment de la publication de ces éléments, les autorités de Conakry n’ont pas encore réagi publiquement à cet incident.