Les tensions générées par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran provoquent une crise diplomatique entre Washington et ses alliés occidentaux. Face au refus des pays européens de s’engager militairement, l’administration américaine évalue actuellement des décisions majeures concernant son partenariat stratégique.
Le président Donald Trump envisage de retirer les États-Unis de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Lors d’un point de presse tenu mercredi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié la guerre en Iran de « test » que l’alliance n’a pas su relever. Selon les éléments relayés par Al Jazeera, elle a déclaré que l’OTAN avait tourné le dos aux citoyens américains, rappelant que ces derniers financent en grande partie la défense de l’organisation. « Ils ont été testés, et ils ont échoué », a-t-elle affirmé, annonçant une discussion franche entre le président américain et le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
Au-delà d’un éventuel retrait de l’alliance, d’autres options punitives sont sur la table. Le Wall Street Journal indique que l’administration Trump étudie la possibilité de fermer des bases américaines ou de retirer ses troupes de pays comme l’Espagne et l’Allemagne. Ces mesures visent à sanctionner leur position sur le conflit iranien, déclenché unilatéralement le 28 février dernier.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de relations complexes depuis le retour de Donald Trump à la présidence en 2025. Lors du sommet de l’OTAN en juin dernier, il avait poussé les membres à s’engager sur une augmentation de leur budget de défense à 5 % de leur produit intérieur brut d’ici 2035. L’Espagne avait alors demandé une exemption, s’attirant des critiques répétées de la part du dirigeant américain.
Les rapports avec les partenaires européens avaient également été mis à l’épreuve l’année dernière, lorsque Donald Trump avait évoqué le recours à la force militaire pour prendre le contrôle du Groenland. Bien que Washington ait depuis atténué ses déclarations, le président américain continue d’affirmer que l’acquisition de ce territoire autonome danois reste une nécessité pour la sécurité nationale des États-Unis.