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Iliman Ndiaye : « Dès que je pense au Sénégal, j’ai des frissons » – l’attaquant d’Everton se livre avant France-Sénégal

« Dès que je pense au Sénégal, j’ai des frissons. C’est vraiment le truc qui vibre le plus fort en moi », a confié Iliman Ndiaye dans un entretien à France Football. À l’approche du match amical entre la France et le Sénégal prévu le 16 juin, l’attaquant d’Everton FC a livré un témoignage intime sur son lien avec le pays de ses origines.

Un attachement forgé dès l’adolescence

Né en France et formé à Marseille avant de poursuivre sa carrière en Angleterre, Iliman Ndiaye raconte avoir lui-même demandé à ses parents, adolescent, de passer du temps au Sénégal pour découvrir sa culture et sa famille. « La température, les terrains difficiles et l’intensité des matchs m’ont endurci. Il fallait apprendre à résister et à s’adapter », se souvient-il. Cette immersion a forgé son caractère de joueur et renforcé son identité sénégalaise.

Les larmes de la CAN 2024 et la finale controversée

L’engagement de Ndiaye en sélection est si fort qu’il a vécu douloureusement les désillusions. « Je ne pleure jamais, sauf quand nous avons été éliminés par la Côte d’Ivoire lors de la CAN 2024 », a-t-il révélé, évoquant l’élimination des Lions aux tirs au but. Interrogé sur la finale de la CAN 2025 (disputée en janvier 2026 au Maroc), il est revenu sur les circonstances qu’il juge troublantes : décisions arbitrales, longues interruptions. « Quand Brahim Diaz a raté son penalty, nous avons tous pensé que la justice avait parlé », raconte-t-il. Malgré la décision des instances attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert, Ndiaye reste affirmatif : « Je me sens champion d’Afrique, peu importe la décision des instances. Pour moi, c’est le Sénégal qui a gagné sur le terrain. »

Un match aux multiples résonances

Ce France – Sénégal du 16 juin n’est pas un simple amical. Pour les Lions, il s’inscrit dans la préparation des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. L’ancien international sénégalais Mamadou Niang a souligné l’enjeu : « Pour nous, le Sénégal, cette rencontre est déterminante parce qu’il faut prendre des points avant d’affronter la Norvège. » De l’autre côté, le match revêt une dimension personnelle pour plusieurs joueurs. Dayot Upamecano, défenseur français, a confié : « J’ai ma mère qui est née au Sénégal… le thiébou dieune, j’adore », rendant cette opposition très spéciale à ses yeux. Quant à Ricardo Faty, ancien international sénégalais, il hésite à trancher entre ses deux patries pour ce rendez-vous. Ces voix illustrent la complexité des liens qui unissent les deux sélections.

Un passage contrasté à Marseille

L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille est également revenu sur sa seule saison dans le club phocéen. Arrivé après une ascension fulgurante en Angleterre, il reconnaît avoir manqué de connaissances du très haut niveau. « Je n’avais qu’une seule saison professionnelle en deuxième division anglaise », explique-t-il. Il estime toutefois qu’une deuxième saison lui aurait permis de montrer sa progression. « L’histoire n’est pas du tout finie avec l’OM », lance-t-il, laissant entendre qu’un retour est envisageable. Aujourd’hui à Everton, il vient d’inscrire son nom dans l’histoire du club en étant le dernier buteur de Goodison Park et le premier buteur du nouveau Hill Dickinson Stadium. Ces confidences ont été rapportées par pressafrik, qui a relayé les propos du joueur.

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