Le sortir du silence autour d’un nouveau chapitre de répression des actes contre nature au Sénégal est venu ce mercredi du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Peine ferme de huit ans pour viols et harcèlement sur mineur, dans le cadre d’une répression renforcée.
M. A. Sow, prédateur du BRT, sexagénaire reconnu coupable de harcèlement et de actes pédophiles sur un mineur de 14 ans, a été condamné à huit ans de prison ferme et à une interdiction de séjour à Dakar pour les cinq prochaines années, ainsi qu’à une interdiction de tutelle pendant cinq ans.
Le verdict, prononcé après une audience alimentée par des preuves numériques accablantes et des aveux du prévenu, s’inscrit dans l’application stricte de la Loi promulguée fin mars, qui durcit la répression des actes homosexuels déclarés “contre nature”.
Le témoignage hostile de la victime, soutenue par sa mère, a nourri une procédure qui a démarré après des appels incessants, des vidéos et des propositions explicites relayées via WhatsApp. Le jeune collégien a alerté les autorités qui ont coordonné l’arrestation à domicile, où Sow, selon L’Obs, a été surpris en flagrant délit, avec du matériel de lubrification en évidence.
Ce verdict vient s’inscrire dans une séquence judiciaire marquée par une première condamnation, d’un autre prévenu nommé M. Diouf, et par le caractère sans appel de la tolérance zéro affichée par les autorités face à ce type de conduite.
Le procès, mené dans l’ambiance feutrée d’un huis clos, a exposé, au-delà du simple délit, une dynamique sociale où la protection des mineurs et la dénonciation des comportements déviants se retrouvent au cœur de l’action judiciaire.