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Histoire générale du Sénégal : Iba Der Thiam met fin à la polémique

Iba Der Thiam fait l’objet de beaucoup de critiques à propos d’un passage à la page 186 du Volume 1/A du Tome III de l’histoire générale du Sénégal. Dans cette dernière, il est mentionné qu’El Hadj Abdoulaye Niasse était de l’école El Hadj Malick Sy de Tivaoune, comme d’autres érudits de sa génération. Des propos que l’historien juge incompris par ses détracteurs.  Il précise sa pensée, affirmant qu’il n’avait aucune relation d’élève à maître entre les deux érudits, mais plutôt une admiration réciproque

 

« 1817-1914 Les années d’épreuves, de luttes armées, de renouveau religieux et culturel, de refus de la domination coloniale et de consolidation du pouvoir colonial », codirigé par le Professeur Iba Der THIAM, le Professeur Mor NDAO, le Docteur-Ingénieur El Hadji Ibrahima NDAO et le Docteur Gana FALL (758 p).

La compréhension que certains membres de la communauté Niassène ont de la mention qui a été faite à la page 186 du Volume 1/A du Tome III mérite d’être précisée.

Dire que telle ou telle personne appartient à l’école de tel autre signifie simplement qu’ils partageaient la même vision de l’Islam à travers leur commune appartenance à la Tidjaniyya. On peut être de la même école de pensée que quelqu’un, sans avoir été son élève. A titre d’exemple, nombreux sont les gens appartenant à l’école du libéralisme, sans avoir jamais été, ni un élève, ni un obligé des pères du libéralisme.

Cela ne veut point dire qu’il y a une hiérarchie quelconque entre El Hadji Malick SY et El Hadji Abdoulaye NIASSE ; encore moins que l’un aurait été l’élève de l’autre. Ce qui serait ridicule.

Ce qui a plus de signification, c’est que Sidy Lamine NIASSE a dit, à savoir qu’ils étaient des frères et amis et se considéraient comme des jumeaux à cause de l’affection réciproque qu’ils se portaient, de l’admiration réciproque qu’ils avaient pour leur sainteté et leur érudition.

Quand El Hadji Malick SY et El Hadji Abdoulaye NIASSE se sont rencontrés, le dernier nommé avait plus de 60 ans et revenait de Fèz, siège du pôle de la Tidjaniyya. Il avait, donc, non seulement une autorité connue et reconnue, mais avait même tissé des relations avec Fez.

Leurs rapports n’ont jamais été des relations de maître à élève ou de guide à talibé. Ils étaient fondés sur le respect réciproque, leur égale dignité, la confiance totale et la solidarité agissante.

Il est regrettable et nous nous en excusons que la présentation que le livre fait à la 223 de l’Histoire d’El Hadji Abdoulaye NIASSE ne permet pas de saisir l’idée qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE incarnait un pôle de la Tidjaniyya distinct, qui avait pris naissance dans le Djolof.

Né en 1848 pour les uns et en 1838 pour les autres, El Hadji Abdoulaye NIASSE était l’aîné d’El Hadji Malick SY (1853) (de 5 ans, 10 ans, 11 ans, ou 15 ans, selon les sources), mais, surtout, son ami et son frère.

Erudit hors pair, linguiste réputé, faqih, sunnite jusqu’à la moelle, il était de la Tidjaniyya Mohammadia et incarnait un pôle qui, tout en étant autonome, entretenait avec Tivaouane, des relations extrêmement étroites d’estime mutuelle, de considération réciproque, d’égale dignité, de solidarité et de paix.

Pour ce qui concerne le voyage au Maroc, les généalogistes de la famille niassène infirment la version donnée dans le livre et disent « qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE n’était pas parti au Maroc pour s’acquitter aussi d’une mission spéciale qu’on lui aurait confiée ». Le livre ne l’a jamais dit. Le livre a dit « qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE avait formé le projet de se rendre au Maroc pour effectuer un pèlerinage, mais aussi pour s’acquitter d’une mission que lui avait confiée son frère et ami El Hadji Malick SY avec lequel, il était constamment en relation, mission que les obligations d’El Hadji Malick SY ne lui permettaient pas de remplir ».

Au retour de son voyage du Maroc, où il s’était rendu pour visiter le Tombeau de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (RTA), fondateur de la Confrérie, El Hadji Malick SY a accueilli à Tivaouane El Hadji Abdoulaye NIASSE avec emphase et chaleur dans sa famille pendant 3 mois durant lesquels, il présidait des prières et dispensait un enseignement de haut niveau auprès des talibés. Il présidait même, disent certaines sources, des mariages et des décès. A cette époque, il avait plus de 60 ans. Il avait, donc, dépassé l’âge où l’on va à l’école.

Maodo était tellement satisfait de son hôte, qu’il lui dédia un poème, selon certaines sources, pour rendre hommage à sa sainteté et à son érudition. Et, sans l’avoir consulté, il entreprit de demander à l’Administration coloniale de lever les accusations injustes articulées contre lui, pour qu’il restât au Sénégal et ne retournât pas en Gambie ; au Sénégal, où la communauté musulmane avait besoin de sa sainteté, de son érudition et de ses qualités d’éducateur et de formateur. Sa démarche, grâce à Dieu, fut couronnée de succès.

Le jour de son départ pour Kaolack, il l’accompagna dans le train jusqu’à Gossas et chargea son Moukhaddam Abdou Hamid KANE de Kaolack, de l’accueillir et de lui faciliter son installation dans cette ville. Ce qu’il fit.

C’est ainsi que prit naissance le quartier de Léona, où se trouve la demeure et la mosquée, ainsi que le tombeau d’El Hadji Abdoulaye NIASSE.

Dieu, pour magnifier la belle entente qui existait entre Tivaouane et Niassène, entre El Hadji Malick SY et El Hadji Abdoulaye NIASSE, les rappela à Lui, le 14 Juin 1922 et le 27 Juin 1922, soit le même mois, à moins de 15 jours d’intervalle.

Qu’El Hadji Abdoulaye NIASSE ait combattu le système colonial est largement connu et le livre l’a dit. Il refusait d’envoyer ses enfants à l’école française. Sa maison a été saccagée, sa mosquée brûlée, les talibés de son école dispersés. Il ne plia pas et préféra émigrer en Gambie, pour y poursuivre son action d’éducation et de formation.

Pour ce qui concerne Porokhane, le livre reconnait qu’il a été une étape et non une installation définitive avant l’installation à Taïba Niassène au Saloum, à la page 224, 3e paragraphe.

Les erreurs que nous reconnaissons et pour lesquelles, nous nous excusons, proviennent du fait que nous ne sommes pas infaillibles et ne possédons pas toutes les connaissances possibles et imaginables. Dieu Seul sait tout. Nous ne sommes que des humains et l’être humain, par nature, est accessible à l’erreur.

C’est pourquoi, nous n’avons cessé, depuis 2014, de lancer un appel à tous les experts et à tous les sachant, pour qu’ils viennent nous prodiguer leurs avis et conseils. Cet appel a été largement entendu, mais on peut mieux faire.

J’appartiens, moi-même, à la communauté Niassène, aussi, à travres mes grands pères Meissa SY et Sassy SY de Khelcom (Kaolack) et mon oncle El Hadji SY, Ex-Imam de la Mosquée de Marseille, qui a été l’homonyme de Cheikh Khalifa NIASSE, qui l’avait accueilli dans sa maison avec ses enfants dès l’âge de 7 ans et lui avait appris le Saint Coran en totalité et les autres sciences islamiques. Il disait de son vivant, que mis à part Dieu, il devait tout ce qu’il a eu à Cheikh Khalifa NIASSE.

Je ne ferai, donc, rien qui porte atteinte à la famille Niassène.

Cette page d’errata sera tirée et intégrée dans tous les exemplaires du livre et envoyé à tous ceux qui l’avaient déjà acquis à la date d’aujourd’hui.

Lors de la prochaine réédition, toutes ces observations seront introduites dans le texte de base de la nouvelle édition.

Enfin, si le Projet Histoire Générale du Sénégal des origines à nos jours (HGS) suscite des polémiques, c’est parce qu’il intéresse des Sénégalais qui le soutiennent dans leur écrasante majorité. Il invite tous ceux et toutes celles qui sont intéressés et qui ont lu les livres de HGS de nous faire part de leurs observations, qui seront prises en compte, autant que possible, dans le cadre des débats à venir.

Les réactions enregistrées nous réconfortent dans notre détermination à poursuivre notre travail.

Je pardonne à tous les manifestations d’humeur et les jugements de valeur tendancieux ou revanchards, qui ne visent qu’à blesser, à punir, ou à régler des comptes qui n’ont pas leur place ici et non à faire avancer le débat. »

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(36) commentaires

Thioté Original

Bien dit. Maodo lagnu wax gnun

    El Hadji Abdoulaye

    Maodo sou beugué talibé dakoye outé mo gueune simple

    Seydou

    Mes voyait vous que c’est que ces dissiples veulent.
    Que l’on se profére mutuellement des propos irrespectueux à l’égard de nos ancêtres. Sous éstimé un de nos érudit est Sous éstimé les autres.
    En tout cas IBADER THIAM se que tu explique à sénégo est sans intérét parceque ça se limite à SÉNÉGO, mais ce que t’as fait dans le livre ça se perpétue et tu le sait intensionnel.
    Pourquoi cette figure ainsi qu’a cette belle relation ainsi bien
    Dit sur SÉNÉGO, tu ne l’ais pas dans le livre.

Alioune Diop

Nul n’est infaillible

Babacar Sadikh

Niou Mame Al Hadji (RTA) la niu wakh. Baye (RTA) est la réponse la plus illustrative de ces tentatives de travestir l’histoire.
Baye de par son exégèse a vu des milliers d’ex maîtres maures répondre à son appel, ce qui vous laisse patois

Cheikh Ibrahim Niass

Del wakh loula lerr mak momoul yeneu yi

Guissane

Iba mi de

Pape Sy

Bien dit professeur. Que Dieu vous garde et vous accorde une longue vie.

Amir Amir Amir

Thiam d’elles wax loula leer loutakh ngay diaye sa ngor

Mamadou Lamine Ndao

Comme kham ngané danga dioum rék baakhna bou euleugué dèl disso ak gni kham 
l’histoire d’El Hadji Abdoulaye Niass nieupako kham dafa léer Baye Niass R.T.A wakhnasi lou beuri yi nak boumou amate bala martaba di nieuw
Thiam rék nga meuna santeu

Badara Ndiaye

Dieureudieuffé BAYE NIASSE Mame El Abdoulaye Niass Yallah naa yallah yokk lerramm

Séni Ba

SÉNÉGAL MO MÉTTI. LES AUTRES PAYS QUI ÉTAIENT EN QUEUE DE PELETON IL Y’A DEUX DÉCENNIES NOUS ONT DÉPASSÉ DANS TOUS LES DOMAINES. PENDANT CE TEMPS, NOUS ON PASSE TOUT NOTRE TEMPS À SE CRÊPER LES CHIGNONS POUR DES DÉTAILS. QUI NE SE RAPPELLE PAS LA FAIM EN ETHIOPIE ET LE CÉLÉBRE TUBE « WE ARE THE WORLD » ? NON SEULEMENT LES ÉTHIOPIENS SE SONT RASSASIÉS MAIS EN TERME DE CROISSANCE ÉCONOMIE ILS SONT EN TÊTE DE PELETON LARGANT LE SENEGAL A 8 LONGUEURS.
CESSEZ VOS QUERELLES STÉRILES ET PENSEZ A DÉVELOPPER CE PAYS AUTREMENT QUE PAR LA LANGUE.

    Ndass Njago

    sénégalaises sénégalais,au moment où nous sommes les pourfendeurs de l’islam,les ennemis du Sénégal dans leur projet de déstabilisation sont entrain de se frotter les mains .nos anciens ont fait et bien fait le boulot ils nous revient de le protégé. distinguons l’utile à l’accessoir.que vive le senegal

Moctar

L’Histoire est une science sociale elle n’est du coup pas exacte le mieux était d’agir dans un registre de débat intellectuel contradictoire en vue d’une convergence qui mènerait à plus près de la « Vérité ». Car personne d’entre nous n’était présent au moment des faits. Au lieu de verser dans des diatribes qui ne font semer la haine dans les coeurs

Moctar

Je suis sûr que y’en a qui vont en profiter naître et grandir, « exister », le même jour … tiéy Sénégal

Ousman

L’histoire du Senegal ne doit pas accompagner de mensonge. OK
Louy khaleyi di diangui ji euleuk wakh so deug dal bakhna

    Nitt

    Djirim wakh gua lepp

Djirim

Je suis tidiane mais la langue française est tres complexe… Soyons objectif et avançons

El Hadji Abdoulaye

Iba der est un faux historien, un grand menteur de l’histoire du Sénégal. En plus, il nous croie des illettrés. Il n’a qu’a brûler son faux documents qui n’engage que lui.

Bit Pro

C’est que quand on écrit l’histoire comme la loi on doit l’écrire clairement ils devraient faire comme Marty qui veulent contredire en les nommant tous des Omariens et en citant et précisant leurs appartenance à l’école d’Elhadji Omar tall pour ne pas créer des confusions

Isma Mboup

Bien dit professeur et nos engagements ce livre permettra aux Sénégalais de mieux connaître leur histoire.nous vous souhaitons une longue vie et de santé de fer.

Bineta

Bien dit maodo que lès ignorent se tais bon travail

Renè Diagne

Bien dit professeur.

Maman De Khady

dieureudieuf thiam sant nagnoula

Babacar

Ibader Thiam ne pense pas que les gens ne comprennent pas le français. C’est tellement claire ce que vous avez dit et ce que vous venez d’expliquer sont diamétralement opposées.ils sont de la même ecole# de il est a l’école de telle »

Papemassar Mariamasar

Mais enfin même Ahmed khalifa niass a dit à la télé que son grand père était à l’école de el hadji malick pour y enseigner donc c’est quoi le problème parceque tout simplement Ahmed khalifa veut qu’on lui dise c’est à toi décrire l’histoire du senegal c’est un méchant égoïste il amène la polimique dans tout ce qui parle de la religion

Adja Wore Fall

MAODO REKK YALNANIOUKO YALHA FAYALL

Babacar Djidiack Faye

El hadji maodo n’a pas d’école. C’est plutôt l’école de cheikh Ahmad tidiani. Quand on écrit une telle envergure, on doit faire des recherches profondes pour ne pas faire des erreurs puis s’excuser comme vous le faites.

    Abdou Karim Diouf

    Il vous reste maintenant à rectifier ce que vous avez dit sur l’histoire du sine.tros c tros rog sén

Baba 99

Sseyna Ba , tout à fait d’accord avec toi. Les querelles de confrérie, de chapelle sur fond de culte de la personnalité nous empêchent d’avancer. On ne stagne pas, mais on recule.

Abdou Karim Diouf

Il vous reste maintenant à rectifier ce que vous avez dit sur l’histoire du sine.tros c tros rog sén

Babacar Diop Ndiaye

avec tout le temps que vous avez consacré dans cette oeuvre vous arrivez en définitif de susciter des polémiques!
l’histoire générale du sénégal est réservée au historiens originaux et ils sont tous morts!

Moise

FAUX HISTORIEN….ÉVITE DE CRÉER DES SUSCEPTIBILITÉS ET POLÉMIQUES…IL YA BIEN NUANCE..ENTRE ÊTRE DE LA MÊME ÉCOLE ET ÊTRE A L ÉCOLE DE…..AKN A BIEN RAISON…

    Serigne Mamadou Wade

    Tous ceux qui étaient présents lorsque ces événements se déroulaient sont morts. Le seul Vivant et Omniscient est Silencieux, il est le « khabiir, الخبير ». Toute rédaction d’une histoire n’est qu’un essai qui vise pour une raison ou pour une autre à fixer des faits dans un lieu et en un moment précis du temps sans jamais toutes les garanties d’une fidélité infaillible.
     Lire un récit c’est voyager dans le temps, lequel est le plus souvent celui de la fiction basée sur des influences de toutes sortes.
    Je pense alors qu’il n’y a pas lieu de détester les historiens car leur domaine n’offre aucune exactitude. 
    Au moins l’effort de dire notre par nous même est à grandement saluer. Alors, discutons plus souplement tout en remerciant le Tout Puissant de nous avoir gratifié de vaillants et illustres Hommes de foi et de toutes les grandes valeurs humaines.

      Kalidou Ba

      Merci

Diabé

J’ai vraiment peur du devenir de notre cher Sénégal quand des brebis galeuses qui on ne sait d’où ils viennent et se se derrière leur clavier pour asséner des balivernes et des invectives à des éminents professeurs de la trempe de Mr Iba Der Thima ,je me pose la question à savoir nioune founiou dieum ? Tous ceux qui le critiquent et linsultent n’ont aucun argument pour le contredire La relation de Maodo et de El Hadj Abdoulaye niass a toujours été une relation fraternelle Le sejour à Tivaouane a bel et birn eu lieu peut etre meme cest la durée du sejour quil fallait revoir. En tout cas merci aux illustres professeurs

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