Le Haras national de Kébémer, dans la région de Louga, ambitionne d’inséminer 1 000 juments en 2026, a annoncé son directeur général, Dr Mamadou Barro. Cette déclaration intervient alors que la communauté internationale célèbre ce 11 juillet la Journée mondiale du cheval, instituée en 2025 par les Nations unies.
L’insémination artificielle consiste à récolter la semence d’un étalon pour la transformer en doses administrables à une jument en chaleur. Un seul étalon peut ainsi féconder plusieurs femelles, sans qu’il soit nécessaire de le déplacer. Cette technique limite aussi la transmission de maladies et les risques d’accidents liés à la monte naturelle.
En 2025, 780 juments ont été inséminées à travers le pays, dont 466 sont devenues gestantes, soit un taux de réussite de 59,74 %. Des résultats « extrêmement encourageants », selon le Dr Barro, qui, dans un entretien avec l’APS, souligne la progression annuelle du taux de gestation grâce à la maîtrise technique des équipes et à la sensibilisation des éleveurs.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation de l’élevage au Sénégal. En décembre 2025, le pays a réceptionné 1 050 bovins d’élite de races Guzera et Girolando, destinés à renforcer la souveraineté alimentaire. Le ministre de l’Agriculture avait alors salué une avancée décisive pour le cheptel sénégalais.
D’ores et déjà, les poulains nés grâce à l’insémination artificielle se distinguent sur le marché et dans les courses hippiques, a fait remarquer le directeur général du Haras national.

Ara
Des cheveux pour des courses hippiques !
Il y a de quoi rêver d’un sommeil cauchemardesque.
Nous avons désespérément besoin de lait et de viande. Faites de ça votre priorité.
Aussi le taux de succès de l’insémination artificielle doit être amélioré.
Les progrès dans la chaîne du froid et de la nutrition des animaux doivent aider dans ce sens. Nos vétérinaires doivent être capables maintenant de détecter avec plus de précisions les périodes de chaleur des juments. Aux laboratoires docteurs !