Hantavirus : la France suit un passager après un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg

Un ressortissant français fait l’objet d’un suivi sanitaire après avoir voyagé dans le même avion qu’une passagère liée à un cas de hantavirus, ont indiqué mercredi les autorités françaises. Le vol concerné avait transporté cette passagère avant son hospitalisation, sur fond d’alerte internationale autour du navire de croisière MV Hondius au large du Cap-Vert.

D’après Insider Paper, le ministère français de la Santé a précisé qu’un citoyen français avait été identifié parmi les passagers d’un vol emprunté par l’un des cas avant sa prise en charge à l’hôpital. Les autorités cherchent à retracer les personnes présentes sur ce vol commercial reliant l’île de Sainte-Hélène à Johannesburg. La compagnie sud-africaine Airlink a indiqué que l’appareil transportait 82 passagers et six membres d’équipage.

L’alerte est liée au MV Hondius, un navire battant pavillon néerlandais parti d’Ushuaia, en Argentine, le 1er avril pour une traversée de l’océan Atlantique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bateau comptait 88 passagers et 59 membres d’équipage, de 23 nationalités différentes. Cinq passagers sont français. Depuis samedi, le navire est au centre d’une surveillance internationale après que l’OMS a été informée de la mort de trois passagers soupçonnés d’avoir contracté le hantavirus.

Parmi les cas signalés, une Néerlandaise est décédée en Afrique du Sud le 26 avril après avoir quitté la croisière à la suite du décès de son mari. L’OMS a indiqué que trois cas de hantavirus avaient été confirmés en laboratoire : cette femme néerlandaise morte en Afrique du Sud, un Britannique soigné à Johannesburg et un homme pris en charge à Zurich, en Suisse. Le patient britannique avait été évacué médicalement depuis l’île britannique de l’Ascension vers l’Afrique du Sud.

Les analyses effectuées en Afrique du Sud et en Suisse ont confirmé qu’il s’agissait de la souche andine du hantavirus, présentée par l’OMS comme la seule connue pour pouvoir se transmettre entre humains. Cette maladie rare se transmet habituellement par des rongeurs infectés, notamment via l’urine, les déjections et la salive.

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