Guerre face aux États-Unis et Israël : la condition inédite exigée par Téhéran pour mettre fin aux hostilités.

Alors que les frappes militaires s’intensifient entre l’axe américano-israélien et l’Iran, les autorités de Téhéran maintiennent un discours de fermeté. Au lendemain d’un ultimatum fixé par Donald Trump, la République islamique brandit la menace d’une extension du conflit aux infrastructures régionales, tout en formulant de nouvelles exigences politiques sur la scène internationale.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, de vastes raids aériens conjoints menés par les États-Unis et Israël ont visé plusieurs zones de Téhéran dans la nuit de samedi à dimanche, ainsi que la ville d’Ispahan. Ces opérations succèdent à des bombardements sur Dezfoul et Andimeshk. Des avions de combat israéliens ont également mené des frappes de précision dans les provinces de Gilan et Mazandaran, ciblant des résidences privées. Les médias américains et israéliens indiquent qu’un haut commandant responsable des drones aurait été tué lors de ces opérations.

Côté iranien, les responsables militaires affirment avoir pris le contrôle de l’espace aérien israélien. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que les missiles iraniens ayant frappé la ville de Dimona marquent une nouvelle étape dans le conflit. Israël a fait état de plus de 180 blessés dans cette ville du sud, qui abrite des installations nucléaires clés.

La rhétorique s’est brusquement durcie dimanche, suite à un ultimatum de 48 heures émis par le président américain Donald Trump. Ce dernier exige la réouverture du détroit d’Ormuz, sous peine de bombarder les centrales électriques iraniennes. En réponse, l’agence de presse Mehr, affiliée aux Gardiens de la révolution, a publié une carte identifiant les centrales électriques des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, du Qatar et du Koweït comme cibles potentielles en cas d’attaque. Une autre carte, rapidement rétractée par la télévision d’État, désignait même les bureaux de la chaîne Al Jazeera à Doha comme cible, conseillant l’évacuation de la capitale qatarie.

Sur le plan intérieur, la population subit les conséquences directes de cette escalade. Internet est coupé pour plus de 92 millions d’Iraniens depuis 23 jours, marquant la plus longue interruption de l’histoire du pays. Les autorités judiciaires ont averti que le partage de vidéos d’impacts ou de points de contrôle avec des chaînes étrangères sur des réseaux comme Telegram est passible de confiscation de biens, voire de la peine de mort.

Malgré ce climat de tension extrême et les dommages subis par les infrastructures civiles, les dirigeants iraniens posent des conditions maximalistes pour l’arrêt des combats. Outre des réparations de guerre, le porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement, Ebrahim Rezaei, a exigé que l’Iran devienne un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, doté du droit de veto, comme condition préalable à la fin de la guerre.

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