Guerre en Ukraine : Zelensky franchit un seuil symbolique dans le rapatriement des enfants

La question du sort des mineurs déplacés vers les territoires sous contrôle russe demeure l’un des points les plus sensibles du conflit en cours. Alors que les négociations diplomatiques sur les échanges de prisonniers occupent souvent le devant de la scène, le dossier des enfants fait l’objet d’une bataille parallèle, menée loin des caméras. Ce mardi, le chef de l’État ukrainien a pris la parole pour dresser un état des lieux chiffré d’une initiative prioritaire de son administration.

Volodymyr Zelensky a annoncé que le cap des 2 000 enfants rapatriés a été atteint. Ce résultat s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Bring Kids Back UA », lancée par Kiev pour organiser le retour des mineurs transférés vers la Russie ou les zones occupées. Dans une déclaration relayée par l’agence Anadolu, le président ukrainien a qualifié ce chiffre de « résultat important », soulignant la complexité logistique et diplomatique de chaque opération de retour.

Selon les précisions apportées par la présidence ukrainienne, ces retours ne sont pas le fruit du hasard, mais d’une coordination étroite entre les responsables gouvernementaux, diverses organisations publiques et plusieurs partenaires internationaux qui facilitent les contacts. « Chacun de ces retours a été rendu possible grâce au travail quotidien de notre peuple », a insisté Volodymyr Zelensky, tout en rappelant que des « milliers » d’autres mineurs se trouvent toujours de l’autre côté de la ligne de front.

**Moscou rejette la terminologie de Kiev**

Face à ces annonces, la position russe reste inchangée. Moscou conteste formellement les accusations d’« enlèvement » ou de « déportation » formulées par les autorités ukrainiennes et la Cour pénale internationale. Maria Lvova-Belova, commissaire russe aux droits de l’enfant, maintient que ces transferts correspondent à des évacuations de sécurité visant à protéger les mineurs des zones de combat.

La responsable russe affirme régulièrement répondre aux demandes des familles ou des structures d’accueil situées dans les zones touchées par les hostilités. Elle renvoie par ailleurs la responsabilité sur Kiev, accusant l’administration ukrainienne de ne pas fournir les informations nécessaires pour identifier les enfants dont les proches, résidant en Russie, réclameraient le retour. Ce dialogue de sourds persiste alors que Kiev s’engage à poursuivre ses efforts jusqu’au retour du dernier enfant.

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