Au 1 464e jour du conflit russo-ukrainien, les tensions débordent le strict cadre militaire pour s’étendre au terrain diplomatique et énergétique. Alors que les relations entre Moscou et Bruxelles se dégradent davantage, une nouvelle mesure européenne suscite de vives réactions du Kremlin, pendant que l’Europe centrale s’inquiète pour son approvisionnement en hydrocarbures.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, la Russie a fermement condamné la décision de l’Union européenne de réduire sa représentation diplomatique à Bruxelles. Le quota a été strictement limité à 40 personnes. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a qualifié cette restriction de mesure « discriminatoire », assurant qu’elle ne resterait pas sans réponse.
Les autorités russes estiment que cette initiative démontre que l’Union européenne n’a plus la légitimité requise pour participer à d’éventuelles négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Cette passe d’armes diplomatique s’accompagne de préoccupations logistiques majeures concernant les infrastructures gazières et pétrolières.
Sur le front énergétique, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a officiellement sollicité l’envoi d’une mission d’établissement des faits par l’Union européenne. L’objectif de cette requête est d’évaluer les dommages subis par l’oléoduc Droujba en territoire ukrainien, une infrastructure vitale pour l’approvisionnement en pétrole de la Hongrie et de la Slovaquie.
Cette demande intervient à la suite des récentes déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ce dernier a indiqué que les travaux de réparation de l’oléoduc nécessitaient un délai prolongé, une situation qu’il attribue directement à la poursuite des attaques russes.