Guerre en Iran : Washington promet une pluie de missiles et s’explique sur la destruction de cette cible civile

L’offensive militaire américaine en Iran franchit un nouveau palier. Alors que les responsables à Washington annoncent une intensification imminente des opérations aériennes, les déclarations assumées du Pentagone sur la méthode employée se heurtent aux bilans recensés sur le terrain par Téhéran.

Selon la chaîne Al Jazeera, les autorités américaines affirment être en passe d’écraser le gouvernement iranien « sans pitié ». Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a indiqué mercredi aux journalistes que l’armée américaine assouplissait ses règles d’engagement. Soulignant que l’aviation contrôle l’espace aérien pour apporter « la mort et la destruction depuis le ciel, tout au long de la journée », il a précisé la nature de cette opération : « Cela n’a jamais été censé être un combat équitable, et ce n’est pas un combat équitable. Nous les frappons pendant qu’ils sont à terre, ce qui est exactement comme cela devrait être. »

Une position appuyée par la Maison Blanche. La porte-parole Karoline Leavitt a annoncé que l’armée américaine ferait « pleuvoir des missiles et des armes sur l’Iran » dans les prochaines heures pour détruire des cibles spécifiques identifiées par le « département de la Guerre ». De son côté, le Président Donald Trump a évalué l’effort militaire américain à « 15 sur une échelle de 10 ».

À Téhéran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a qualifié les propos de Pete Hegseth d’aveu de crimes de guerre, dénonçant une « mentalité nazie ». Il a dressé une liste d’infrastructures civiles qui auraient été touchées par les attaques américano-israéliennes, incluant des bâtiments résidentiels, des marchés et des centres médicaux.

L’attention se porte notamment sur une frappe ayant touché une école de filles dans la ville de Minab le 28 février, causant la mort de 165 personnes. Interrogée sur cet événement, Karoline Leavitt a indiqué que le Pentagone menait une enquête, tout en réaffirmant que les forces armées américaines ne ciblaient pas les civils. Une carte présentée par le Pentagone illustrant les 100 premières heures de l’offensive montre que deux frappes ont eu lieu à l’intérieur ou à proximité de Minab.

Malgré des milliers de frappes et la mort du guide suprême Ali Khamenei ainsi que de plusieurs hauts responsables, la structure dirigeante de la République islamique reste en place, sans contestation interne visible. En parallèle, l’Iran est accusé de lancer des missiles et des drones sur des cibles civiles dans la région du Golfe, incluant des installations énergétiques, des hôtels et des aéroports.

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