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Guerre en Iran : l’étape stratégique ignorée par Donald Trump qui provoque la colère de Londres

La ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, a vivement critiqué l’offensive lancée par les États-Unis contre l’Iran, à la veille de son départ pour une réunion du Fonds monétaire international (FMI) à Washington. Ces déclarations soulignent une exaspération croissante au sein du gouvernement britannique face aux récentes actions de l’administration américaine au Moyen-Orient.

Selon les informations rapportées par Insider Paper, Rachel Reeves a qualifié de « folie » le déclenchement de ce conflit par le président américain. S’exprimant dans les colonnes du Daily Mirror ce mardi, elle a pointé du doigt la décision de Donald Trump de s’engager militairement sans disposer d’un plan de sortie défini, ni d’une vision claire des objectifs à accomplir.

Le conflit, qui a débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre des cibles iraniennes, a entraîné la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran. Le blocage de cette voie de transit vitale pour le pétrole et le gaz naturel liquéfié a fait grimper en flèche les prix de l’énergie. Au Royaume-Uni, des statistiques publiées mardi indiquent que le coût du carburant a augmenté de 19 % pour l’essence et de 34 % pour le diesel depuis le début des hostilités, compliquant les efforts du gouvernement pour contenir l’inflation.

« C’est une guerre que nous n’avons pas commencée. C’est une guerre que nous ne voulions pas », a affirmé la ministre. Comme l’indique Insider Paper, Rachel Reeves compte utiliser les réunions de printemps du FMI pour exhorter les dirigeants mondiaux à mettre en œuvre une action économique coordonnée afin de sécuriser l’approvisionnement énergétique, alors que le Royaume-Uni n’a pas encore annoncé de nouvelles mesures d’aide directe pour les ménages.

L’équipe du Premier ministre britannique, Keir Starmer, avait d’abord pris soin de ne pas critiquer Donald Trump après son retour à la Maison Blanche. La posture de Londres a cependant évolué au fil des mois. Lundi, Keir Starmer a déclaré devant le Parlement que le président américain avait eu tort de menacer de détruire la civilisation iranienne. La veille, le ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, avait également dénoncé le langage provocateur et incendiaire utilisé par le dirigeant américain.

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