Le président américain Donald Trump s’est adressé aux élus républicains du Congrès pour faire le point sur la campagne militaire en cours contre l’Iran. Lancée le 28 février conjointement avec Israël, cette offensive, qui a coûté la vie au guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei dès le premier jour, entre dans sa deuxième semaine.
Qualifiant l’opération de « courte excursion » destinée à éliminer « le mal », Donald Trump a assuré que la guerre s’achèverait « assez rapidement ». Selon la chaîne Al Jazeera, le dirigeant américain a mis en avant les capacités de son armée, affirmant que le léger ralentissement économique provoqué par le conflit serait vite effacé par une forte reprise.
Sur le plan tactique, le président a annoncé que les forces américaines avaient coulé 46 navires de guerre iraniens de premier plan en l’espace de trois jours et demi. Relatant un échange avec un responsable militaire à qui il demandait pourquoi ces bâtiments n’avaient pas été capturés pour être réutilisés, Donald Trump a rapporté la réponse de l’officier : « C’est plus amusant de les couler », ajoutant que cette option était également jugée plus sûre par ses troupes.
Pour justifier le déclenchement de cette offensive, Donald Trump a affirmé que Téhéran s’apprêtait à attaquer les États-Unis de manière imminente. « Dans la semaine, ils allaient nous attaquer, à 100 %. Ils étaient prêts », a-t-il déclaré, bien qu’aucune preuve n’ait été formellement présentée par son administration. Il a également assuré que des missiles iraniens étaient braqués sur des nations neutres du Moyen-Orient, ciblant spécifiquement le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, où des infrastructures énergétiques ont récemment été frappées.
Se félicitant de l’élimination de plusieurs dirigeants iraniens, il a dressé un parallèle avec l’assassinat de Qassem Soleimani, ex-commandant de la force Al-Qods, lors de son premier mandat. Estimant avoir « déjà gagné à bien des égards », Donald Trump a toutefois souligné la volonté de Washington d’aller plus loin pour obtenir une victoire définitive et mettre fin à un danger présent depuis 47 ans.
Concernant la transition à la tête de l’État iranien, le président américain s’est dit déçu de la nomination de Mojtaba Khamenei pour succéder à son père. Prévoyant que ce choix n’apporterait que « plus des mêmes problèmes », il a refusé de détailler ses intentions à l’égard du nouveau guide suprême, se contentant d’indiquer qu’il n’était « pas satisfait de lui », alors qu’Israël a publiquement annoncé son intention de cibler tout nouveau dirigeant iranien.