À l’occasion de l’ouverture du Forum de stratégie et de défense organisé à l’École militaire de Paris ce mardi, les hautes autorités militaires françaises ont publiquement exprimé leurs griefs à l’encontre de Washington. Les critiques portent spécifiquement sur la gestion de la récente escalade militaire au Moyen-Orient.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le chef d’état-major des armées françaises, le général Fabien Mandon, a qualifié les États-Unis d’allié « de moins en moins prévisible ». Le haut gradé a déploré l’absence de concertation préalable à l’intervention américaine au Proche et au Moyen-Orient, soulignant que Washington a agi « sans nous prévenir ». Une méthode qu’il a directement comparée au retrait américain d’Afghanistan, également décidé sans consultation des alliés.
Cette absence de coordination n’est pas sans conséquences sur le terrain. Le général Mandon a précisé que les forces françaises ont été contraintes de réagir dans l’urgence pour protéger les intérêts nationaux. La ministre déléguée chargée des Armées, Alice Rufo, a complété ce constat en révélant que la crise en cours a entraîné des pertes et des blessés parmi les militaires français déployés dans la zone. Elle a insisté sur l’importance d’une action coordonnée au sein de l’alliance, particulièrement pour assurer la sécurité des ressortissants et des forces partenaires.
Le Forum a également permis à la ministre d’aborder les évolutions de la conflictualité actuelle, citant la fragilisation du droit international et l’extension des affrontements aux domaines cyber, spatial et énergétique.
Ces prises de position s’inscrivent dans le sillage de la guerre déclenchée le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Ces opérations ont provoqué des représailles de Téhéran par drones et missiles, étendant le conflit à plusieurs nations de la région.
Le bilan humanitaire et sécuritaire de cette escalade continue de s’alourdir. Les Nations unies dénombrent plus d’un million de personnes déplacées au Liban, parmi lesquelles environ 367 000 enfants, en raison de l’intensification des frappes israéliennes. L’ONU rapporte que des zones résidentielles de Beyrouth ainsi que des infrastructures de santé, dont trois hôpitaux publics, ont été endommagées.
De son côté, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) alerte sur une dégradation marquée de la sécurité, caractérisée par des échanges de tirs intensifs. Alors que l’ONU exhorte les parties à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité, les autorités libanaises font état d’au moins 912 morts et plus de 2 200 blessés depuis le début des violences.
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