L’escalade militaire au Moyen-Orient, opposant notamment les États-Unis et Israël à l’Iran, continue de bousculer les agendas diplomatiques mondiaux. Dans ce climat de haute tension, la diplomatie chinoise s’est officiellement prononcée ce jeudi sur la poursuite des hostilités, tout en clarifiant le statut de la visite très attendue du président américain à Pékin.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le gouvernement chinois a exhorté l’ensemble des parties impliquées à mettre fin à la guerre. Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a averti que le maintien des affrontements ne ferait qu’alourdir le bilan humain et aggraver les répercussions globales. « La guerre ne sert les intérêts de personne », a-t-il déclaré depuis Pékin, insistant sur l’urgence de promouvoir des pourparlers de paix sérieux et sincères. La Chine s’est dite prête à jouer un rôle constructif pour favoriser une désescalade.
Ce contexte de crise ouverte — qui a d’ailleurs poussé les autorités sénégalaises à activer un dispositif d’alerte pour nos compatriotes vivant au Moyen-Orient — a eu des conséquences directes sur les relations sino-américaines. Initialement prévue entre le 31 mars et le 2 avril, la visite de Donald Trump en Chine avait été suspendue, le dirigeant américain ayant choisi de rester à Washington pour gérer les développements du conflit.
Le calendrier est désormais remanié. La Maison-Blanche a communiqué de nouvelles dates, confirmant que Donald Trump se rendra à Pékin les 14 et 15 mai prochains. Ce déplacement sera marqué par un sommet bilatéral avec le président Xi Jinping. Interrogé sur ce point, le porte-parole de la diplomatie chinoise a réitéré que les échanges directs entre chefs d’État conservent un rôle irremplaçable dans la gestion des relations entre les deux puissances.