Face à l’escalade militaire entre Israël et le Hezbollah, la diplomatie occidentale tente d’enrayer la spirale de la violence. Dimanche, les dirigeants de cinq nations majeures ont publié une déclaration conjointe pour exiger une désescalade immédiate au Liban, tout en ciblant une initiative militaire précise.
Selon les informations rapportées par l’agence de presse Anadolu, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont formellement mis en garde contre une offensive terrestre israélienne d’envergure. Dans leur communiqué, ces cinq pays préviennent qu’une telle opération engendrerait des « conséquences humanitaires dévastatrices » et risquerait de plonger la région dans un conflit prolongé.
La déclaration conjointe s’adresse également au Hezbollah. Les dirigeants occidentaux exigent que le mouvement cesse ses attaques contre le territoire israélien et procède à son désarmement. Ils condamnent la décision du groupe armé de s’associer aux hostilités aux côtés de l’Iran, soulignant que cette posture compromet la sécurité régionale. Notre rédaction note que les cinq signataires appellent à la pleine application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, apportant leur soutien au gouvernement libanais pour interdire les activités militaires de la milice.
Sur le terrain, les données justifient cette urgence diplomatique. Depuis le début des frappes israéliennes le 2 mars, le ministère libanais de la Santé a recensé 826 morts, dont 106 enfants et 65 femmes, ainsi que 2 009 blessés. L’Autorité de gestion des catastrophes, rattachée au gouvernement libanais, dénombre par ailleurs plus de 830 000 personnes déplacées de force à travers le pays en raison des bombardements aériens et maritimes.
Les infrastructures civiles et le personnel de santé sont directement touchés, des attaques qualifiées d’« inacceptables » par la déclaration des cinq dirigeants. La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) voit également ses capacités réduites. L’organisation a indiqué que ses patrouilles quotidiennes sont largement entravées par des barrières érigées par l’armée israélienne, limitant son action dans un environnement sécuritaire instable.
Avant cette démarche commune, la France avait déjà pris position en convoquant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Paris avait appelé à s’abstenir de toute intervention terrestre durable au Liban et plaidé pour un retour immédiat au cessez-le-feu, tout en condamnant les opérations du Hezbollah.