L’offensive militaire israélienne se poursuit sur le territoire libanais, touchant simultanément la capitale et les régions méridionales. Dimanche, une nouvelle série de raids a causé la mort d’au moins 14 personnes. Face à l’intensification des opérations terrestres et aériennes, la présidence libanaise tente d’ouvrir une voie diplomatique pour limiter les dégâts matériels et humains.
Les frappes ont ciblé plusieurs secteurs résidentiels. Dans la banlieue sud de Beyrouth, au moins quatre individus ont perdu la vie. Le ministère libanais de la Santé publique a également recensé 39 blessés dans le quartier de Jnah, suite à un bombardement survenu à une centaine de mètres de l’hôpital universitaire Rafic Hariri, le plus grand établissement médical public du pays. Dans le sud du Liban, les attaques ont fait dix morts, dont une famille de six personnes. À Kfar Hatta, une frappe a tué sept individus, incluant une fillette de quatre ans et un soldat libanais, peu après l’émission d’un ordre d’évacuation par l’armée israélienne.
Les tensions s’étendent par ailleurs aux frontières et en mer. L’armée israélienne a menacé de cibler le point de passage de Masnaa, principal axe commercial et civil entre le Liban et la Syrie. Cette annonce a entraîné l’évacuation rapide et la fermeture temporaire du poste-frontière. Sur le front maritime, le Hezbollah a affirmé avoir tiré un missile de croisière sur un navire de guerre israélien situé à 126 kilomètres des côtes libanaises. La chaîne Al Jazeera précise qu’elle n’a pas été en mesure de vérifier cette revendication de manière indépendante, tandis que l’armée israélienne n’a pas immédiatement réagi.
Face à la destruction progressive des villages du sud du Liban par les troupes israéliennes, le président libanais Joseph Aoun a pris la parole dimanche lors d’une allocution télévisée. Il a formulé une demande explicite de négociations avec Israël. L’objectif affiché par le dirigeant est d’épargner le sud du pays d’une dévastation globale, en proposant de discuter afin de « sauver les maisons qui n’ont pas encore été détruites ». Depuis le 2 mars, les autorités libanaises estiment que les attaques israéliennes ont fait plus de 1 400 morts et provoqué le déplacement de plus de 1,2 million de personnes.