Le département américain de la Défense a transmis une nouvelle requête financière à la Maison Blanche pour soutenir l’effort militaire au Moyen-Orient. Au cœur de cette demande, une rallonge budgétaire massive destinée à financer les opérations en cours, assortie d’une précision officielle sur la durée des hostilités.
Selon les informations diffusées par la chaîne Al Jazeera, le Pentagone réclame au Congrès américain une enveloppe supplémentaire de 200 milliards de dollars. Ce fonds vise à financer la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Interrogé sur ce montant, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, n’a pas directement confirmé le chiffre exact mais a indiqué qu’il pourrait évoluer, justifiant qu’il faut « de l’argent pour tuer les méchants ». Il a précisé que cette démarche vise à garantir le financement des actions passées et futures.
Concernant l’échéance de ce conflit, le chef du Pentagone a refusé de fournir un calendrier de sortie. « Nous ne voudrions pas fixer de délai définitif », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Il a ajouté que les opérations suivaient leur cours et que la décision de mettre un terme aux hostilités reviendrait au président Donald Trump, au moment où les objectifs fixés seront atteints.
Cette demande de 200 milliards de dollars viendrait s’ajouter au budget annuel du Pentagone, déjà validé à plus de 800 milliards de dollars pour l’exercice en cours, ainsi qu’aux 150 milliards alloués l’année dernière dans le cadre de la loi sur les réductions d’impôts de Donald Trump. L’approbation de cette nouvelle enveloppe par le Congrès n’est pas acquise. L’institution, bien que contrôlée par le Parti républicain, compte de nombreux législateurs conservateurs stricts sur le plan budgétaire. De leur côté, les élus démocrates exigent des plans stratégiques militaires plus détaillés.
Sur le théâtre des opérations, l’armée américaine précise la nature de ses interventions. Le général Dan Caine, officier supérieur américain, a détaillé l’arsenal actuellement déployé contre l’Iran et ses forces alliées. Des avions d’attaque au sol A-10 Warthogs sont mobilisés dans le détroit d’Ormuz pour traquer et détruire des embarcations d’attaque rapide, suite à la restriction du trafic maritime imposée par l’Iran. Parallèlement, des hélicoptères AH-64 Apache sont utilisés en Irak pour cibler les milices alignées sur Téhéran et contrer les drones d’attaque.