Groenland : La Pologne redoute une fracture de l’OTAN face aux menaces de Trump

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a lancé un avertissement mercredi concernant les risques de fracture au sein de l’OTAN. Cette prise de position intervient alors que le président américain Donald Trump a réitéré ses menaces d’annexer le Groenland, territoire autonome danois, par la force si la situation l’exigeait.

Intervenant sur la radio nationale, le chef de la diplomatie polonaise a assuré que Varsovie déploierait « tout son possible pour éviter une division au sein de l’OTAN ». Tout en qualifiant le Danemark d’allié clé, Radoslaw Sikorski a rappelé la dépendance de l’Alliance vis-à-vis des États-Unis en matière de dissuasion nucléaire et de renseignement. Selon l’agence Anadolu, le ministre tente de naviguer entre la solidarité européenne et la nécessité de maintenir le lien transatlantique, malgré une rhétorique américaine qui s’est durcie depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025.

Le président américain justifie ses ambitions sur le Groenland par des impératifs stratégiques face à la Russie et à la Chine, affirmant ne pas vouloir laisser l’île tomber entre des « mains hostiles ». Cette posture offensive survient peu après des opérations militaires américaines ayant visé le président vénézuélien. Face à ces tensions, Sikorski préconise une approche pragmatique : plutôt qu’une acquisition territoriale qui violerait les traités fondateurs de l’alliance, il suggère d’intensifier les exercices conjoints et de rassurer Washington sur la défense collective, rappelant que les forces américaines disposent déjà d’une liberté opérationnelle sur place avec environ 150 soldats stationnés.

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