Grève des transporteurs : le déplacement du maire de Diourbel révèle un préjudice financier spécifique

Le bras de fer entre les acteurs du transport routier et le gouvernement se poursuit, avec des répercussions qui s’étendent à l’économie locale. À Diourbel, la paralysie a poussé l’autorité municipale à se rendre directement sur le terrain pour évaluer la situation et tenter d’amorcer une sortie de crise.

Ce mercredi, le maire de la commune, Malick Fall, a effectué un déplacement à la gare routière pour rencontrer les membres du Regroupement des chauffeurs et transporteurs de Diourbel. Selon les informations relayées par Sud Quotidien, l’édile a tenu à marquer sa solidarité avec les grévistes tout en appelant l’État à rouvrir les négociations. Il a reconnu la légitimité du mouvement syndical, soulignant que cinq des dix points de la plateforme revendicative de la Fédération des syndicats de transporteurs ont déjà trouvé une issue favorable. « On ne peut pas tout avoir. Mais, s’il y a des points d’accords, c’est toujours bien », a-t-il déclaré.

Au-delà de cette médiation, la démarche du maire visait à exposer les conséquences économiques de cet arrêt de travail sur sa propre municipalité. Malick Fall a rappelé l’urgence de la situation pour les étudiants en période d’examens, mais surtout pour les finances locales. La commune de Diourbel, dépourvue d’infrastructures industrielles ou de façade maritime, dépend structurellement des recettes générées par la gare routière. Ces fonds permettent d’assurer le recouvrement municipal, l’exécution du budget et l’entretien technique, comme le remplacement des lampadaires.

L’impact de la grève déborde également sur l’activité commerciale. Le délégué général du marché Ndoumbé Diop, Modou Gueye Diop, a confirmé que le blocage des transports affecte le fonctionnement des échanges de la ville, en particulier lors du « louma » (marché hebdomadaire) du jeudi.

Face à cette situation qui fragilise plusieurs secteurs de la ville, le président du Regroupement des chauffeurs de Diourbel, Ndéry Bèye, a salué l’initiative du maire. Mettant en avant la complémentarité économique entre la gare routière et le marché local, il a néanmoins exhorté les chauffeurs à poursuivre leur mouvement de grève.

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