Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) observe une grève de 72 heures, du 28 au 30 octobre 2026. À travers ce mouvement, les professionnels de santé réclament la satisfaction de leur plateforme revendicative, portant notamment sur le statut particulier du corps médical, les recrutements, les indemnités, les carrières et les pensions de retraite. Le syndicat dénonce l’absence d’avancées concrètes dans les négociations avec le gouvernement.
Le bras de fer se poursuit entre le SAMES et les autorités sanitaires. Après plusieurs mois d’attente et des tentatives de dialogue jugées insuffisantes par l’organisation syndicale, les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ont engagé une nouvelle étape dans leur mobilisation.
Le mouvement de grève de 72 heures, prévu les 28, 29 et 30 octobre, traduit leur volonté d’obtenir des réponses concrètes à leurs revendications professionnelles et sociales.
Le syndicat déplore l’absence d’avancées satisfaisantes et entend poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction de sa plateforme revendicative.
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Un statut particulier pour le corps médical
Au cœur des revendications figure l’élaboration d’un statut particulier pour les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes. Le SAMES souhaite un cadre administratif, juridique et financier adapté aux responsabilités et aux spécificités de ces professions.
Le syndicat réclame également une révision du régime indemnitaire afin de corriger les disparités qu’il dénonce dans le traitement des agents de la fonction publique. Il demande notamment une meilleure reconnaissance des responsabilités médicales et une extension des indemnités aux professionnels concernés du secteur public et parapublic.
Recrutement, carrières et titularisation
La question des ressources humaines constitue un autre axe majeur de la plateforme revendicative. Le SAMES demande des recrutements réguliers et plus importants de médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes dans la fonction publique, afin de renforcer les effectifs des structures sanitaires.
Il réclame aussi le relèvement à 40 ans de l’âge de titularisation, l’avancement systématique dans la fonction publique et une meilleure visibilité des plans de carrière.
Le syndicat plaide, en outre, pour le recrutement des professionnels à l’issue de leur formation ainsi que pour l’intégration prioritaire des contractuels exerçant dans les zones difficiles, avec la prise en compte de leurs années de contractualisation.
La gestion des ressources humaines est également en cause. Le SAMES défend des procédures transparentes pour les affectations, les mutations et les nominations aux postes de responsabilité, fondées sur des critères objectifs de compétence et d’expérience.
Les pensions de retraite et les conditions de formation en question
La revalorisation des pensions de retraite figure également parmi les principales exigences du syndicat. Celui-ci réclame une pension pouvant atteindre 80 % du dernier salaire, selon les termes de sa plateforme revendicative, et demande la correction des anomalies constatées dans le calcul des droits à la retraite.
Les conditions de formation des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation font aussi partie des préoccupations exprimées.
Le SAMES souhaite une amélioration de leur statut, de leur protection sociale et de leurs perspectives professionnelles. Il dénonce par ailleurs les retards de paiement de certaines primes de stage.
Des exigences qui concernent aussi les infrastructures sanitaires
Au-delà des intérêts professionnels de ses membres, le syndicat formule des demandes relatives au fonctionnement du système de santé. Il plaide pour une accélération de la réforme de la carte sanitaire, avec notamment un établissement public de santé de niveau 2 dans chaque département et un meilleur accès aux équipements médicaux lourds, dont les scanners et les IRM.
L’amélioration des moyens logistiques, la disponibilité des ambulances adaptées, le fonctionnement des laboratoires et la maintenance des équipements hospitaliers figurent également parmi les préoccupations recensées dans sa plateforme.
Le syndicat réclame par ailleurs le respect intégral des accords conclus en 2022, le règlement des sommes dues aux ayants droit et une meilleure implication des organisations représentatives dans les décisions concernant le corps médical.
Le SAMES réclame la reprise des négociations
Cette nouvelle grève intervient après plusieurs appels du syndicat à la reprise des discussions avec les autorités.
En juillet 2026, à l’issue d’une session de son Comité exécutif national à Louga, le SAMES avait exigé la reprise « sans délai » des négociations avec le gouvernement et demandé un suivi rigoureux de son préavis de grève.
Le syndicat avait également insisté sur la nécessité d’un dialogue social sincère et constructif, tout en réaffirmant son opposition à toute remise en cause des acquis professionnels.
Une rencontre technique organisée par le ministère de la Santé le 7 septembre n’avait pas permis d’engager les discussions avec la délégation syndicale, celle-ci ayant demandé la présence du ministre dès l’ouverture des échanges. Le ministère avait, de son côté, réaffirmé sa disponibilité à reprendre le dialogue et son engagement à assurer la continuité des soins.
Nous reviendrons sur la conférence de presse du syndicat ce jeudi 29 octobre




