Grèce : après la fusillade à Athènes, l’autre arme retrouvée lors de l’arrestation

En Grèce, un homme de 89 ans a été arrêté après une série de tirs survenue à Athènes, une affaire qui a fait cinq blessés au total. Le suspect a été interpellé mardi dans la ville de Patras, à plus de 200 kilomètres à l’ouest de la capitale, à l’issue d’une vaste traque policière.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la fusillade a d’abord commencé dans les locaux d’un organisme de sécurité sociale situé dans le quartier de Kerameikos, au centre d’Athènes. L’homme aurait dit à un employé de « se baisser » avant de tirer. Un agent de l’organisation publique des retraites EFKA a été touché à la jambe.

Le responsable du Fonds national de sécurité sociale, Alexandros Varveris, a déclaré à ERT Radio que le tireur portait un trench-coat sous lequel il avait dissimulé un fusil de chasse. Après cette première attaque, le retraité aurait pris un taxi en direction d’un tribunal voisin situé dans le quartier d’Ambelokipi, où quatre autres personnes ont été blessées.

Le chef du syndicat des employés judiciaires d’Athènes, Stratis Dounias, a indiqué que les premières informations faisaient état de tirs dirigés vers le sol à l’intérieur de l’un des bureaux du bâtiment judiciaire. Le mobile n’a pas été établi à ce stade. D’après Al Jazeera, le suspect aurait toutefois jeté au sol des enveloppes contenant des documents, en affirmant qu’ils expliquaient les raisons de son geste.

Après les faits, l’homme a pris la fuite en abandonnant derrière lui un fusil de chasse. Il a ensuite été arrêté dans un hôtel à Patras, où une deuxième arme a été retrouvée, selon des médias locaux cités dans le récit des faits. Des médias grecs l’ont présenté comme un éboueur de la région d’Athènes. L’agence AFP a pour sa part rapporté qu’il souffrait de troubles psychologiques et qu’il avait été soigné dans un hôpital psychiatrique en 2018.

Les violences par arme à feu restent rares en Grèce, où la détention d’armes est autorisée mais strictement encadrée. À la suite de l’attaque, les personnels du tribunal d’Athènes ont annoncé une grève de 24 heures pour mercredi, estimant que la sécurité dans les bâtiments judiciaires était insuffisante.

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