Interpellé après des coups de feu, le fils de Robert Mugabe fait face à cette qualification criminelle en Afrique du Sud

L’incident s’est produit dans l’une des banlieues huppées de Johannesburg, transformant une résidence privée en scène de crime. Les autorités sud-africaines sont intervenues en urgence à la suite de coups de feu signalés au domicile du fils cadet de l’ancien président zimbabwéen. Ce qui aurait pu s’apparenter à un simple fait divers implique désormais une figure connue de la diaspora zimbabwéenne et a conduit à une arrestation immédiate pour des motifs particulièrement graves.

**Une accusation de tentative de meurtre**

Bellarmine Chatunga Mugabe, le plus jeune fils du défunt Robert Mugabe, a été placé en détention. Selon les éléments communiqués par la police et relayés par Al Jazeera, l’homme de 29 ans a été arrêté en compagnie d’un autre suspect à la suite d’une fusillade ayant gravement blessé un jardinier travaillant sur la propriété.

La victime, touchée par une balle, a été transportée dans un état critique. Si le nombre exact de coups de feu tirés reste indéterminé, la qualification retenue par les forces de l’ordre ne laisse place à aucune ambiguïté : les deux hommes devront répondre de tentative de meurtre.

**Des suspects peu coopératifs et une arme introuvable**

L’enquête, dirigée par le colonel Dimakatso Nevhuhulwi, se heurte pour l’instant au silence des accusés. Les premiers rapports indiquent que Bellarmine Mugabe et son co-accusé n’ont montré aucune volonté de collaborer lors de l’arrivée des forces de l’ordre sur les lieux.

Un point crucial manque encore au dossier : l’arme du crime. « Ils ne nous ont pas dit où se trouve l’arme », a précisé le colonel Nevhuhulwi, ajoutant qu’il est pour l’heure impossible de déterminer avec certitude qui a pressé la détente. L’avocat de la famille, Ashley Mugiya, a confirmé que des confrères sud-africains assureraient la défense du jeune homme.

**Un passif judiciaire familial en Afrique du Sud**

Ce n’est pas la première fois que le nom des Mugabe résonne dans les tribunaux sud-africains. La famille, qui réside par intermittence à Johannesburg depuis la chute de Robert Mugabe en 2017, a déjà fait face à plusieurs controverses juridiques.

Le frère aîné du suspect, Robert Mugabe Jr, avait écopé d’une amende l’année dernière au Zimbabwe pour possession de marijuana. Plus marquant encore, leur mère, l’ancienne première dame Grace Mugabe, avait été accusée en 2017 d’avoir agressé une mannequin à l’aide d’une rallonge électrique dans un hôtel de luxe de Johannesburg, avant d’invoquer l’immunité diplomatique.

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